
Ange 13 a mis en place un événement permettant de présenter auprès du public la richesse de la scène Rock Orléanaise à travers les différentes époques. Le projet initial était d’organiser un concert regroupant plusieurs générations de groupes locaux. (photos : les Prives, Gravity Slaves de gauche à droite)
Le choix artistique s’est orienté vers la scène "Rock" car ce genre est représentatif de l’histoire musicale Orléanaise depuis les années 70.
Au cours d’une rencontre avec "Milouf", prof à l’institut d’Arts Visuel d’Orléans, nous avons pris connaissance du projet d’un groupe de ses élèves : "réaliser une exposition retraçant l’histoire du Rock Orléanais, de 1980 à 2000". Nos deux projets entrant en corrélation, nous avons décidé de mettre nos énergies en commun pour la réalisation de plusieurs expositions et pour un concert de clôture réunissant quelques unes des grandes figures musicales des 80’s et 90’s. (photo ci dessous : Brigitte Bop)
Ange 13 vous propose de découvrir sur ce blog quelques anciennes "gloires locales". On commence par les 8 groupes qui se sont produits à l’Astro le samedi 21 mai 2005 :
DDT

Abréviation de « Doigt Dans le Trou », DDT a vu le jour en juin 1988, à linitiative de Pierre qui tient la guitare et assure le chant, Loulou, second grateux, JB à la basse et David à la batterie. Ce groupe de punk hardcore mélodique a silloné les routes de nombreuses régions en France et en Belgique notamment avant denregistrer après une première démo auto produite, deux EP en 1992 : No Escape et Wasted Time. DDT qui se séparera en 1992 restera connu pour être le point de départ de laventure Burning Heads où lon pourra retrouver Pierre et JB.
PRIVES

Groupe phare de la scène rock orléanaise des 80’s, les Privés composés de Gérard (guit/chant), Luc (batterie), Jal (basse) et Pépito (quelques mois seulement à la gratte), ont sévi de 1982 à 1987 au sein de la région mais aussi partout en France. Ils jouent dès 1983 aux côtés de Wilko Johnson et Lew Lewis, et cotoient plus tard les Cannibals, Citys Kids ou encore les Fleshtones. Après avoir remanié leur répertoire, ils sortent un 45 tours explosif mixé et produit en Australie, comprenant deux véritables bombes : "No Time" et "Song for Jeff". Ils continuent par la suite de tourner énormément jusqu’à la sortie du LP "Explosive Mood" qui précèdera la fin du groupe.
RIP

C’est en 1988 que débute l’aventure RIP, à l’initiative de 3 potes d’un même quartier, nostalgiques des années punk. La formation composée de Laurent à la basse, Fred à la guitare, et Bi au chant s’enrichie au fil du temps avec les arrivées de Hugo au chant et Béran derrière les fûts. Naviguant entre chanson, rock, punk, et reggae, RIP fait des apparitions fréquentes dans les bars de la région, participe notamment au Defi’stival en première partie de Miossec, et au Ram Dam de Blois. Mais RIP c’est avant tout "l’école de la rue" (dixit Hugo), et le groupe participe à des concerts de soutien comme celui pour les chômeurs au Campo Santo en 1998, date de la séparation de la formation.
GOOD OLD BOYZ
Fondé en 1989 à l’initiative de Steph’ Zisa et Banane (futur Grifter), les Good Old Boyz ont comme particularités d’avoir débuté leur carrière par un concert d’adieux (!!), et de compter en majorité des membres de Key Largo. Ainsi le line up regroupe également Cap’tain à la batterie, et Tom à l’harmonica. Mèlant country et rockabilly, les Good Old Boyz ont fait le tour de nombreux bars à Orléans et Paris, mais ont également joué sur des scènes plus imposantes comme au festival "Rock d’Orléans" au Campo Santo avec Mano Négra. Depuis, chaque apparition donne lieue à un ultime concert d’adieux, comme cela a une nouvelle fois été le cas ce 21 mai à l’Astro !
GRIFTERS

Depuis 1993, les Grifters, composés d’Eddy (guit/chant), Banane (guit/chant), Eric (basse) et Léo (batterie/choeurs), ont écumé tout ce que la région Centre comptait de bars accueillant des groupes succeptibles de réchauffer l’atmosphère à grands coups de décibels, contre une poignée de bière et un peu de galette. Festivals de bikers, plans foireux, concerts de soutien, ils sont passés par tout jusqu’à l’enregistrement d’un unique album en 1998 "First Escape", et jusqu’au split qui a suivi. Cependant, chaque occas’ est bonne pour rejouer ensembles et se faire plaisir. Jouer quoi donc au fait ? Ben, du rock’ n roll…
FLY’S FUCKERS

Fondés en 1987, les Fly’s Fuckers ont la particularité de compter deux bassistes dans leur rang : Nico qui assure également le chant, et Milouf, membre de MAD, qui arrive en 1996. Cicil tient la guitare, et après plusieurs changements de batteurs (Jeff, Luc, Tuesday), c’est Sam "d’Electric Suicide" et de "MEB" qui prend la place pour asséner ses beats ravageurs. On peut retrouver l’une de leurs compos, "Psyshort Asylum", sur la compilation "Which World", parue en 1992, mais également se procurer une démo de 6 titres enregistrée plus récemment. Après 18 ans (!!) passés au service du hardcore, la palme de la longévité leur revient de droit.
Ils étaient accompagnés par la plus jeune génération :
BECAUSE THAT’ S FUCKING ROCK’N ROLL BABE YOU KNOW !

La relève du rock orléanais ! les BTSFRNRBYK (pour faire plus court) comptent Ben Soul à la guitare, John Dahl à la batterie, Gree Belt à la basse et Lee Duhm au chant. De Hasil Hadkins aux Dare Dare Devils, en passant par The Bees, ou encore The Stooges, ils s’inspirent afin de recréer à leur sauce une ambiance rock ‘n rollesque à la fois sauvage et groovie. Fondés seulement en mars 2004, ils ont déjà sorti deux démos, et comptent une dizaine de concerts à leur actif. Ces jeunes qui auront eu le privilège d’ouvrir le bal ce 21 mai ont bien l’intention de continuer à faire parler d’eux en incendiant les scènes et les bars de leurs morceaux et de leur jeu de scène déroutant.
SUKOI FEVER

C’est en 1996 que se forme SKALITSA, qui plus tard se rebaptisera SUKOÏ FEVER afin d’éviter les incessantes allusions au ska avec qui ils n’ont rien en commun. Après l’enregistrement d’une première démo, les six musiciens sont repérés en 1999 par Radio Béton qui leur permet de participer à la finale de Tremplin Tribu/Béton. Par la suite, les dates s’enchainent et ils multiplient les concerts et festivals renommés : Aucards de Tours, finale découverte printemps de Bourges, Astrolabe… 2003 a vu la sortie du disque "Ready for Action" à l’énergie et au dynamisme démentiels, mélangeant garage rock et mélodies 60’s.
A présent, il est temps de découvrir ou redécouvrir quelques unes des autres grandes formations orléanaises de ces 20 dernières années, pour certaines encore en activité. On commence par ce groupe incontournable de la scène punk des 80’s :
KOMINTERN SECT

Ce qui était au début plutôt "une réunion d’alcooliques et de fêtards", d’après les premiers concernés, est devenu "Komintern Sect", groupe de hardcore skin à la musique lourde et rapide, et aux paroles agressives, ironiques et provocatrices. Devant l’absence de petits labels en France, Punky (guitare), Thomas (batterie, futur Burning), Jano (basse), et Karl (chant) créent le leur : le fameux "Chaos Production" ave les membres de Reich Orgasm. Trois albums paraitront et seront distribués partout par "Nex Rose". Vovote rejoindra le groupe à la guitare en 85 et Komintern Sect se sépare peu après non sans avoir enregistré un dernier LP : "Les Uns Sans Les Autres".
Def Daf

Contraction de "défense d’afficher", Def Daf, est fondé en 1996 autour de Mano à la batterie, Tonio à la basse, Greg à la guitare, Steph’ au chant, et David au sampler, aujourd’hui ingé son du combo. La sortie d’un premier CD autoproduit en 2002 "Be The Light" leur permet de multiplier les prestations scéniques que ce soit avec Mass Hysteria, les Wampas, ou encore Pleymo. Ils s’exportent rapidement en dehors de la région Centre et leur métal/fusion teinté de punk/rock a même pu être entendu en République Tchèque lors d’une tournée où ils partagèrent l’affiche avec Asian Dub Foundation. 2005 voit la sortie de l’album "Voices from the track" dont voici l’extrait "Make Away" :