Un big Thanks à Bilou pour cette superbe chronique !!
Les Basement nous avaient laissés sur un 5 titres dune noise fracassante, à peine croyable. Le disque en question, qui s’appelait Underneath et que j’ai usé jusqu’à la couenne, les plaçait instantanément tout en haut de mon classement perso des meilleurs groupes français des 90’s. Depuis, plus rien… C’était il y a presque dix ans… fuck… Fin du silence radio.
Non seulement Basement ne semble ne jamais vouloir mourir, mais en plus les libournais se portent à merveille si l’on en juge par cette nouvelle salve. Cette fois, ils nous offrent huit titres en trente (trop courtes) minutes et je vous conseille de commencer directement par la fin. A la première écoute, c’est ce fumier de In The Backroom qui m’a définitivement reconquis. Voilà ce que je comprends : Someone is watching you in the backroom, someone is hearing you in the backroom. Et alors ? Et alors c’est chanté comme si Perry Farrel se souvenait tout à coup qu’il avait été ce chanteur hallucinant et absolument fascinant sur Nothing Shocking. Ce court refrain va se loger directement dans votre petite caboche pour ne plus jamais en ressortir. Le mal est fait. Parfait. Basement est à nouveau génial.
Vous pouvez maintenant ouvrir le grand sac de leurs influences et faire le tri : Unsane, The Jesus Lizard, Tantrum, Cop Shoot Cop, Quicksand, Portobello Bones… Vous entendrez un peu de tout cela, mais surtout beaucoup de Basement, et aussi quelques nouveaux groupes qu’ils ont su digérer depuis tout ce temps je pense à Pelican et Isis sur Maëlstrom. A partir de là, chaque passage dans votre lecteur sera meilleur que le précédent. Everything Gets Distorted, enregistré avec grande classe par Nicolas de Kill The Thrill, est une rare collection de mélodies magiques, d’attaques surpuissantes, de sessions questions + réponses entre deux guitares saillantes, de parties plus éclatantes les unes que les autres, de rythmiques saccadées avec un son de basse exactement comme je l’aime (Hey David Sims, c’est comme ça que tu le règles ton frigo Ampeg ?), de voix saturées et lointaines comme si ce putain de mégaphone marchait à l’envers, le tout emballé dans un artwork soigné donc signé Jean-Michel Gimenez, bassiste de Tantrum. Un coup de maître. A tous les niveaux.
Ironiquement, ce disque n’a pas encore trouvé de distributeur, ce qui fait qu’il va vous falloir faire le boulot vous-mêmes en allant le commander directement sur leur site. Vous repasserez ensuite pour me remercier.Tant que j’y suis… un petit trivia pour la fin : à l’intérieur de quel album peut-on retrouver une photo étrangement identique à celle de la pochette de leur premier cd ? (Le nom de leur label est une next clue…).
(9.5/10)
Bilou