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*Furia noise from underground level*

Archives pour janvier 2007

BASEMENT DANS ROCK SOUND…
posté dans : CHRONIQUES

Un immense merci à TAD ;o) !

Deity Guns, Portobello Bones, Davy Jones Lockers, Condense, Tantrum et Basement ont toujours eu pour ambition d’étonner, de créer et de ne surtout pas copier, tout en s’inspirant abondamment des autres. De tous ces génies de la scène “noise” française, seul Tantrum n’a jamais arrêté, et voilà que les bordelais de Basement reviennent avec un album remarquable. Cette décennie d’inactivité n’est pas ignorée par les Girondins. Ils reprennent là où ils en auraient de toute façon été s’ils n’avaient cessé de jouer. Everything Gets Distorted est un clash entre Unwound, Unsane et Distorted Pony. Comme des Sonic Youth qui feraient hurler les guitares. Ils n’ont rien perdu de leur superbe, ils sont toujours aussi prestigieux, des rocking class heroes !

[P.F.]
ROCK SOUND - N° 153 - Janvier 2007

BASEMENT SUR “COREandCO”…
posté dans : CHRONIQUES

BASEMENT est de retour. Bon, au départ, ça fera une belle jambe à beaucoup d’entre vous, le groupe n’ayant rien sorti depuis 1998, et qui du coup était retombé dans un anonymat total, le groupe ayant d’ailleurs fait une grande pause. Mais pour notre plus grand bonheur, les membres ont su trouver un second souffle afin de revenir au top de leur forme et enregistrer un nouvel album. Pour cela ils se sont entourés de beau monde, Nicolas Dick (de KILL THE THRILL) pour l’enregistrement, et Jean-Michel Gimenez (de TANTRUM) pour l’artwork.

“Back to the roots” ! C’est ce que je me suis dit en écoutant cet album une première fois. Que ça sent bon la noise des 90’s, LA grande époque en France où de nombreux groupes (PORTOBELLO BONES, SLEEPPERS entre beaucoup d’autres) écumaient nos bars/salles françaises. Attention hein, pas d’esprit “c’était mieux avant“ ici, simplement le groupe a réussi avec ce disque à donner une seconde vie au style, en y incorporant des éléments plus récents comme notamment un côté post-hardcore (“Maelström“ avec ses excellents riffs de gratte et son hurlement à l’agonie) très bien assimilé. On sent évidemment les influences américaines (Ahhh, UNSANE…), mais c’est tellement bien foutu qu’on ne peut qu’apprécier. Le duo basse batterie fonctionne à merveille (“Train fantôme“), les riffs de grattes sont envoutants (“Sonar“, “About to behaviour“,…), et la voix reste classique pour de la noise (sauf sur “Maelström“ comme je l’ai précisé tout à l’heure).

Le fait que la noise soit beaucoup moins populaire qu’il y a quelques années en France est un sérieux atout pour les BASEMENT, que l’on redécouvre du coup avec énormément de plaisir, les gros groupes français de ce style ayant quasiment tous disparus, si l’on excepte bien évidemment les terribles SLEEPPERS. Enfin, même s’il y en avait encore beaucoup (de groupes noise), BASEMENT s’en sortirait avec grâce et brio, tant les émotions dégagées par leur musique sont fortes. Le son est parfait (Nicolas Dick gagne à être connu à la production !), les effets de grattes ressortent parfaitement (“Train fantôme“). L’ambiance est sombre, mélancolique, et n’ayons pas peur des mots, jouissive. Dommage que la durée du disque l’est moins, le combo nous gratifiant de seulement 8 titres pour 30 minutes.

BASEMENT frappe très fort avec ce disque, paru un peu trop tard en 2006 pour être dans mon top5, mais il n’aurait certainement pas été loin si je l’avais découvert avant. Même si vous n’avez jamais entendu parler du groupe de Libourne, il serait vraiment dommage de passer à côté de ce brûlot noisy comme on n’en fait plus actuellement. C’est tout simplement un must-have pour tout amateur de ce style.

Pidji pour Core&Co

BASEMENT SUR “EKLEKTIK”…
posté dans : NEWS

Merci encore à neurotool pour cette belle chronique !


Retrouver Basement c’est un peu comme retrouver une ex et ses douces mélopées. C’est bon, c’est chaud, emprunt d’une certaine nostalgie un rien mélancolique. A une différence près, mais de taille. Cette salope aura toutes les chances de continuer à vous les briser… Alors autant s’en priver et retourner directement écouter Basement ! Car s’il faut bien que je reconnaisse le plaisir un rien nostalgique qui m’envahit à chaque écoute de ce Everything gets distorted, il squatte néanmoins ma platine depuis quelques temps pour la simple et bonne raison que Basement n’est pas revenu sucrer les fraises d’une scène noise aux souvenirs ébahis de ces putains de 90’s. Ces putains de 90’s et sa scène rock où l’énergie et la rage fondaient le terreau d’une créativité et d’un son hors norme.

Non, Basement revient sur le devant de la scène après une dizaine d’années d’absence avec un album sombre et puissant. Il rappelle bien évidemment leurs deux premières productions - les EPs Head On sorti en 1997 et Underneath datant de 1998, tous deux produit par Fred Norguet – mais affirme un nouveau tempérament, le souhait d’investir l’avenir en nous jetant à la gueule des compositions relevant autant des vices de la noise que des vertus du rock.

Dès les premières mesures de « Release me », le ton est donné. Un riff de guitare en embuscade, une basse plombée et une batterie nerveuse pour lancer le morceau sur lequel viennent surnager cette voix étouffée, tour à tour susurrée ou hurlée et ces mélodies où l’acide se mêle à la mélancolie pour vous charmer et vous emprisonner au cœur d’une addiction des plus fatales. Oui l’acide coule dans les veines de ces compositions. A l’écoute de ces compositions, le spleen s’insinue doucement, calmement en vous puis vous envahit et vous possède sans aucune rémission possible. Vous plongez au coeœur de cet univers froid, vous vous retrouvez face à vous-même, vos peurs, vos regrets, vos remords, votre dévastatrice colère… Et pourtant le désespoir inéluctable de cet univers n’est en rien irrémédiable. A l’image du superbe visuel - signé Jean-Michel Gimenez des Tantrum vous savez que vous êtes au coeœur d’une renaissance.

En écoutant l’instrumental « Maelström », vous savez que l’aube se lève. Votre esprit embrumé, vos sensations, votre vue percent ce clair-obscure. La résurrection est proche. Ce cri est un cri de libération ! Et cette musique vous accompagne, vous berce et vous anime. Résolument basée sur des rythmes mid-tempo, la basse se taille la part du lion au cœur de cette musique, comme chez un certain Unsane. Elle vous hypnotise avec son groove et un son froid, sec au sein de ces morceaux où le temps se pose, l’ambiance se développe sans céder à la grande cavalerie épique d’un certain post-rock. Non, ici les morceaux conservent l’accroche du rock, son format – les compositions oscillent majoritairement entre trois et quatre minutes – et sa dynamique. Et c’est ce qui fait la grande force de cette musique, cette dynamique. Que ce soit dans le jeu des questions-réponses entre les deux guitares mais aussi avec la voix ou la basse venant jouer les troubles fêtes, dans les rythmiques percutantes, alternatives, triturant les rythmes, les construisant et les déconstruisant sans cesse, les mouvements s’enlacent et s’entrelacent et le rock se tape sa cure de jouvence. La noise, elle, vient jouer le mélodrame de ces mélodies belles à en crever, la saturation du son ne parvenant pas à étouffer la débauche de larmes et d’énergie, les brûlures de la colère comme la rage d’en découdre. Reflet d’une solitude, d’une violence, d’espoirs déchus, cette musique n’en possède pas moins l’énergie et une force inextinguible, de celles que l’on pouvait vivre en écoutant les Drive Blind, Sleeppers, PortoBello Bones.Et comme si ça ne suffisait pas ainsi, la voix en rajoute une couche, s’impose, surtout durant «Train Fantôme » et « In the Backroom », où bien que toujours mixée en retrait, elle se dévoile, cesse de se cacher derrière les delays pour nous ensorceler, nous fasciner tel un Perry Farrel à la grande époque du Jane’s Addiction. L’acide devient alors hallucinogène, on s’envole, on rêve, on délire et ce n’est certainement pas la production froide mais puissante de Nicolas Dick des Kill the Thrill qui nous fera toucher terre. Seuls les huit uniques compositions de cet album magistral le pourraient. Alors à défaut, j’ai programmé le mode repeat de ma platine, et ce jusqu’à ce que mort s’en suive !

NEUROTOOL pour Eklektik Webzine

BASEMENT SUR “EXCIT”…
posté dans : CHRONIQUES

Voilà un come-back qui risque d’affoler les connaisseurs en la matière ! Basement, groupe libournais, est de retour après une pause de quelques années maintenant. Et quel retour ! Fracassant ! Façon old school, dans l’esprit des groupes noise rock des années 90, tels que Drive Blind, Tantrum, Portobello Bones ou encore les premiers Sleeppers, Basement ravive la flamme de la plus belle des manières avec ce “Everything gets distorderd”. 8 titres sur la brèche, tendus, alliants puissance et mélodie, d’une portée incroyable. Hypnotisant. A l’écoute des morceaux qui circulaient en avant première sur le net, on se doutait que ce nouvel album frapperait fort. Aucun suspense, dès les premiers accords on est directement plongé, voir submergé et ce, durant toute la durée de l’album, par l’émotion constante qui se dégage de ces nouveaux titres. véritable bombe sonore aux riffs tranchants soutenus par une rythmique implacable et une voix le plus souvent saturée, “Everything gets distorderd” place le groupe tout en haut de la pyramide musicale actuelle. On terminait l’année avec l’excellent dernier album des Bananas at the audience, on entame celle ci avec le nouveau Basement… Que demande le peuple bon dieu ?! A posséder d’urgence…

Mehdi pour Excit Webzine

BASEMENT SUR “W-FENEC”…
posté dans : CHRONIQUES

Thanks Oli !!!

Si tu aimes les Sleeppers, jette toi sur cet album de Basement, car les Libournais ne sont pas que géographiquement voisins des Bordelais, ils ont aussi la même conception de ce qu’est le son noise, la même notion de l’importance d’une rythmique, la même idée du travail sur le chant et la même capacité à retourner un auditeur par des compositions dynamiques et abrasives. Ceci dit, Basement n’est pas non plus un clone de Sleeppers, si les deux groupes (ainsi que d’autres dans ce genre-là comme Membrane par exemple) sonnent de la même manière, c’est qu’ils ont des influences communes (au hasard … Unsane ?) et savent bien s’entourer… Ici, on retrouve Nicolas Dick (Kill the Thrill pour le son et Jean-Michel Gimenez (Tantrum) pour le superbe artwork.

Everything get distorted, “Release me”, dés les premiers titres, celui de l’album puis celui de la première piste, on sait qu’on a affaire à du lourd, à du gros, à du grain et qu’on va être scotché, les prisonniers ne seront pas relachés, les temps morts entre les titres n’existent pas, la meilleure arme des Aquitains est l’étouffement sonore. Tous les instruments ont un son absolument terrifiants de justesse, les distorsons sont énormes et font bien resortir les quelques éclaircies entrevues au coeur du “Maelstrom”. L’album est un bloc massif d’où il est très difficile d’extraire des titres mais “Sonar” m’a particulièrement accroché, peut-être grâce à la ligne de basse (encore qu’elle soit toujours excellentissime cette basse…), certainement du fait d’un chant très percutant et d’un break ultra efficace. L’autre morceau qui se démarque est “In the backroom” avec son gimmick de guitare qui nous emporte en tourbillonnant jusque l’oeil du cyclone, là où il ne se passe plus rien, c’est la fin de l’album, déjà.

Au final, on peut faire deux reproches aux Basement : d’abord d’avoir dormi aussi longtemps, ensuite de n’avoir enregistré que 30 minutes de musique… Bref, Everything get distorted, oui, tout peut être distordu, sauf ce CD, ce serait un crime de l’abîmer !

Oli / W-Fenec webzine

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