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*Furia noise from underground level*

BASEMENT SUR “OBSKÜRE”…
posté dans : CHRONIQUES

Surprise des déambulations urbaines : pas loin de chez moi, un café annonce la venue en concert de Basement… Quelques recherches internet me confirment qu’il s’agit bien du groupe de noise français qui avait connu une petite gloire à la fin des années 90 avec deux EP et des concerts glorieux. Alors pourquoi ne pas fêter ce retour d’une scène qui refuse de mourir ? Récemment Hint sortait « Phago[cité] » aux éditions de La Volte pour accompagner le livre de Stéphane Beauverger, Unsane tourne encore et Todd prouve qu’il a respiré de longues années cet air atomique et urbain. Bien sûr, on n’oubliera pas que ce brillant courant musical est riche de nouveaux venus parmi lesquels on me souffle les noms de Selam et For My Hybrid.
Retour du rock noisy et tant mieux pour les frissons qui montent du bide aux poings qu’on serre le long de jambes tremblotantes, la nuque secouée de balancements énergiques.
Les Basement manient les ambiances avec verve : « Negative Land » surprend par sa délicatesse, la voix plus en retrait que d’ordinaire, le calme en ligne de conduite, malgré les acidités des guitares et les brusques changements de cap. Cette même accalmie se poursuit avec le chant posé de « Sonar ». Là, c’est sûr, le groupe s’est assagi et ce qu’il à dire, il le dit de façon plus travaillée, en prenant le temps de placer des climats orageux. Les riffs y gagnent en impact, par contre, sur ce titre en particulier, le refrain mériterait plus de pression à la voix. Par contre, histoire de remettre une claque en attendant un concert, le dernier titre « In The Backroom » se fait violence, rapidité, humour mélodique, mélodie en dent de scie, repos, à toute allure, repos. Autant se faire plaisir !
La mesure de ce disque sera sans nul doute « Maelström », quasi instrumental en dehors d’un cri poussé pour le break, hyper saturé, redoublé par les geignements tristes de la guitare. Acéré, à vif, blessure. Le rock comme on l’aime. De l’emphase, une respiration dont le groupe n’était pas capable quelques années plus tôt, c’est ce qui ressort à l’adhésion à ce « Train Fantôme » qui défouraille avec grâce. Ailleurs, on est marqué par l’absence de facilité dans les cassures, les accords plaqués de tout leur poids à plusieurs, l’unité dans le son qui s’expulse, l’acidité de la guitare sur la basse : pas bien loin d’un Jesus Lizard pendant quelques secondes sur « Slow Waiting »…

Sylvain pour Obsküre

Posté le 14.02.2007 à 15:25 dans CHRONIQUES . Vous pouvez suivre les commentaires au format : RSS 2.0 Vous pouvez lâcher un com'. Les pings ne sont pas autorisés.

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