blog-ART est dead. 2003-2008 / rip ............... RDV sur quepasa
basement
*Furia noise from underground level*

Archives pour 'CHRONIQUES'

BASEMENT SUR “YARGLA”…
posté dans : CHRONIQUES

Il y a de cela quelques mois, j’évoquais avec un ami la période lointaine et révolue où le magazine Rage nous abreuvait chaque mois de chroniques, interviews et autres dossiers qui nous faisaient découvrir des groupes dont nous n’aurions jamais soupçonné l’existence autrement (précisons qu’il faut se situer dix ans en arrière et qu’en ces temps reculés, la divinité Internet n’appartenait encore qu’à la mythologie). Mary Beats Jane, Prohibition, Sixpack, Snot, Basement, Jesus Lizard, Kepone, Mass Murderers, tous appartiennent désormais à l’histoire du métal, du punk ou encore de l’indé (à défaut d’être connus du grand public, Snot mis à part -et encore, on reste loin d’un Linkin Park) et avaient droit de cité, comme des centaines d’entités qui ne vous diraient aujourd’hui pas grand-chose, dans les pages de cet auguste représentant des veuves et orphelins électriques. Sorte de Versus des années 90 (Vs qui d’ailleurs semble avoir disparu de l’horizon, malheureusement), Rage savait apporter de la lumière à des groupes et des styles originellement peu médiatiques, tout en permettant à ses lecteurs de naviguer dans d’autres sphères culturelles grâce à d’intéressants dossiers.
Quelques heures après cet épisode emprunt de nostalgie, je découvre parmi mes mails une «friend request» myspace de… Basement! Ce doit être ce que l’on appelle le hasard… Basement, groupe indé qui partageait avec les combos cités plus haut, à mes yeux du moins, la particularité de ne plus être en activité. Après leur avoir relaté la même anecdote, ils me proposèrent de m’envoyer la preuve de leur reprise d’activité, en l’ocurrence Everything Gets Distorted, 3e enregistrement mais 1e album nous proposant une bonne demi-heure de salves sonores réparties en 8 titres.
Passons d’emblée à l’étiquetage… Pas évident à première vue d’apposer une catégorie précise et définitive à ce bouillonnant ensemble sans prendre le risque de passer à côté d’un style ou de cantonner la musique du groupe dans une prison de qualificatifs laconiques. Mettons-nous donc d’accord, pêle-mêle et sans prétention d’exhaustivité, sur les termes de « post-rock », « post-core », « noise-rock » et autres « emo-core », réunis sous la plus générale bannière de l’indie. Pour ceux qui n’en sont pas plus avancés, on peut, sans recourir à leur bio, gager qu’outre leurs contemporains français ou anglo-saxons évoluant ou ayant évolué dans le même style depuis le début des 90’s, un groupe comme Fugazi ne doit pas être étranger à l’univers des libournais. Cependant, alors que j’ai toujours eu un peu de mal à entrer dans « Red Medicine » (le seul album que je possède des américains), la musique de Basement m’a, elle, immédiatement paru accessible et entraînante. Ceci ne signifie pas que nos compatriotes du sud-ouest sont moins subtils que leurs glorieux aînés de Washington, seulement que le côté rentre-dedans des premiers m’a plus parlé que les structures saccadées des seconds. N’allez pas pour autant vous imaginer rentrer dans un album des Ramones ou de Slayer au niveau des BPM : dès le 3e morceau (”Maelström”), Basement ralentit la cadence pour nous offrir un superbe instru mid-tempo. Côté français, je dirais qu’ils me rappellent parfois nos nordistes de Tang, la voix notamment. Pour ce qui est du son de ce LP, il est pêchu et, en cela, a de grandes chances de titiller les oreilles des plus métalliques d’entre vous, si toutefois ils ne rechignent pas devant des ambiances plus rock, plus posées parfois… Mais toujours énergiques et judicieuses (imaginez des Isis ou Cult of Luna en moins apocalyptiques, sans l’alternance parties extrêmement calmes et plans hurlés). Ce groupe a pour moi de nombreux atouts pour rallier des partisans de nombreuses castes musicales, avec ce 8 titres très varié (que ce soit au niveau des riffs, du rythme ou des ambiances), à la fois accessible et fouillé, tour à tour accrocheur et feutré, alternant judicieusement rage expressive et énergie contenue. Maelström (on y revient…) d’influences parfaitement assimilées, Everything Gets Distorted, nous présentant des compos bénéficiant de la maturité évidente de leurs géniteurs, devrait apporter à ces derniers une reconnaissance méritée. Pour éviter qu’une fois encore un excellent groupe ne disparaisse, dans l’indifférence générale…

EGD (yargla Webzine)

BASEMENT SUR “SKARTNAK”…
posté dans : CHRONIQUES

Thanks Bastien…

Voici un groupe ma foi fort intéressant venu tout droit de Bordeaux : Basement.

Une fois n’est pas coutume, le combo possède un CV bien garni, même si celui-ci n’a pas été modifié pendant plusieurs années. Je m’attendais donc à passer un moment riche en émotions fortes et en qualité à l’écoute de cet album fraîchement sorti (novembre 2006). Tout ce que je peux dire aujourd’hui, après avoir pris le temps de décortiquer ces huit plages noisy aux forts accents indie rock, c’est que mes attentes n’ont pas été vaines, dans la mesure où Basement a placé la barre très haute avec ce « Everything Gets Distorted » ! Ce n’est pas tant au niveau technique que Basement impressionne, car leur musique se veut assez simple, sans virtuosité, ni remplissage inutile…Non, ce qui ressort de cet album, c’est avant tout une atmosphère planante (et je précise, il n’est pas nécessaire de consommer des substances hallucinogènes pour se plonger dans l’univers du groupe !), nous emportant dans des contrées peu connues mais tout simplement magnifiques, évoquant tantôt la magie du Cave In de l’époque « Jupiter » ou de Brazen, tantôt l’ambiance presque onirique du dernier disque des catalans de Standstill.

Apparemment, Basement s’est aussi largement inspiré de fers de lance de la scène rock indépendante internationale tels que Jesus Lizard, At The Drive-In ou encore Quicksand. Le résultat final reflète bien l’expérience et la maturité du groupe : c’est pur, bien conçu, calme quand il le faut, puis un poil plus agressif pour nuancer l’ensemble et afin d’éviter toute baisse d’attention chez l’auditeur, bref ça fait bien plaisir de découvrir un groupe d’un tel calibre ! Rien n’est laissé au hasard !

Seul bémol à mon avis, les trois premiers morceaux sont tellement bons qu’il est ensuite plus difficile d’apprécier les suivants à leur juste valeur…Ah, et puis il y a trop d’effets, notamment sur les voix et les grattes, je trouve que c’est parfois un peu superflu, mais bon, ce n’est pas atroce non plus… J’ai reçu l’album en promo donc ça fait chier, je n’ai pas les paroles…Par contre, la pochette est chouette, j’aime beaucoup le choix des couleurs !

Voilà, on a beau dire que la France n’est pas très rock’n’roll, je crois que des groupes comme Basement ont le potentiel pour prouver le contraire.

Un disque à écouter sans modération donc !

Kronik by Bastien

BASEMENT SUR “TRISTE TEMPS”…
posté dans : CHRONIQUES

Thanks Ludo…

Sur les quelques disques que l’on reçoit ici pour le webzine, certains marquent les esprits et ce dès la première écoute. Ces galettes ne sont évidemment pas monnaie courante mais ce “everything gets distorded” des Libournais de Basement en fait indéniablement parti. Ce groupe rappellera sûrement bon nombre de souvenirs à beaucoup d’entre vous. Et pour cause, ils n’en sont pas vraiment à leur coup d’essai puisque ils se sont formés à la fin de l’année 1995 ! Pour ma part, j’avoue que le combo m’était totalement inconnu. Ceci est sûrement dû au long break que s’est imposé Basement. En effet, leur dernier disque date de 1998 et celui-ci se nommait “Underneath“.
Le groupe a en tout cas mis à parti ses longues années de silence pour nous pondre un disque vraiment surprenant. Non pas que celui-ci soit foncièrement des plus originaux, mais la maîtrise dont ils font preuve ici va renvoyer bon nombre de formation à leurs études ! Dans un style post-hardcore très noisy, Basement accroche l’attention de son auditoire dès les premières notes de “everything gets distorded“. Ils enchaînent les mélodies imparables et les trouvailles ingénieuses pour faire de chaque titre un pur moment de bonheur. Et si le ton général de ce disque peu paraître quelques fois sombre et abrasif, l’interprétation énergique des 8 titres de la galette détonne réellement. Les voix, tantôt claires et tantôt éraillées, rajoutent cette touche émotionnelle indispensable à ce genre de musique. Il suffit d’écouter “Maelstrom” pour s’en laisser convaincre définitivement tant ce morceau est sublime. Pour finir, disons que Basement nous propose ici un disque vraiment prenant, d’une grande cohérence, et ceci du début à la fin. Même le visuel de l’album est somptueux. Très sobre, il ne dénote pas et ne trahit pas son contenu. Au moins on sait à quoi s’attendre !
En ce qui me concerne, je vais me remettre la galette encore une fois et il ne tient qu’à vous d’en faire de même ! Croyez moi, passer à côté d’un tel disque serait vraiment dommage…

Ludo pour Triste Temps [Webzine]

BASEMENT SUR “STNT”…
posté dans : CHRONIQUES

Comme d’autres vieux rockeurs du coin j’ai découvert Basement dans la seconde moitié des années 1990. Et j’avoue que le trio d’alors ne m’avait pas forcément marqué. Il y a plus de dix ans, les groupes inspirés par la vague noise, post hardcore US n’étaient peut être pas légion dans l’hexagone mais courant, oui…. et Basement faisait parti du wagon. Comme leurs quasi voisins, les Sleepers, Basement a été marqué (à vie ?) par Unsane, du coup ça laisse des traces…mais il y a largement pire comme comparaison, n’est ce pas ? Le deuxième EP de Basement était sorti en 1998 sur Vicious Circle. Il s’en était suivi deux années de concerts puis une longue pause discographique, l’arrivée d’un second guitariste, l’enregistrement de ce premier vrai album et nous voilà en 2007. Le temps passe vite mais la base de la musique de Basement est restée la même ou presque…On retrouve la section rythmique toujours (trop ?) marquée par celle d’Unsane bien sûr, mais qui a su développée un jeu moins rugueux que par le passé. Mais c’est surtout le travail des guitares qui aujourd’hui permet à Basement de sortir de la meute des groupes partageant les mêmes influences. Mélodiquement bien foutues, riffs acérés, envolées noisy, les six cordes savent jouer le chaud et le froid pour appuyer des ambiances à la fois plombées, mélancoliques, desquelles se dégagent un je ne sais quoi d’espoir (??), qui donnent une couleur particulière à la musique du combo. Aidée par la production réussie de Nicolas Dick ( Kill The Thrill) Basement abat ses cartes et sort ses tripes…tout en retenu. Aux vieux de la vieille, aux blasés de tout poil, qui penseraient encore que depuis Quicksand, Stanford Prison Experiment Prison, Unsane (donc), Cop shoot Cop, Tantrum, Portobello Bones, et tout la clique Amphétamine Reptile Records…on n’a rien fait de mieux, je les invite à jeter une oreille attentive sur ces huit titres du quatuor de Libourne. Un joli retour aux affaires !

Greg pour STNT (Thanks !)

Report “Nextclues” : basement + Kimmo + Uneven / PARIS
posté dans : CHRONIQUES

Un grand merci à tous ceux qui avaient fait le déplacement ce vendredi 23 mars, ainsi qu’à Olivier pour ce super report ! THANKS.

J’ai raté la dernière date de la tournée marathon de Paris des Kimmo commencée il y a deux mois avec No Nebraska au Saphir 21 et achevée ce soir, même endroit, même heure avec Uneven et Basement. Donc, je n’ai rien vu, si ce n’est qu’il y avait beaucoup de monde, environ 80 personnes ce qui n’est pas rien pour un endroit si petit. L’escalier qui descend vers la cave ou se déroulent les concerts était noir de monde et ce que l’on pu entendre de l’étage a suffi pour imaginer que le quatuor était en train de réussir un nouveau bon concert sur sa belle lancée, d’ailleurs les sourires du public et quelques commentaires flatteurs qui remontaient à la surface ont confirmé ce qui n’était dès lors plus une hypothèse.

Organisé par des membres de Uneven, la soirée s’est poursuivi par leur concert mais un passage dans l’après midi sur leur page myspace ne m’a pas convaincu. Du bar, on entend toujours aussi bien ce qui se passe deux mètres plus bas mais on ne bouge pas parce que si le rock de ces parigots est très bien foutu, appliqué et potentiellement tubesque, il est aussi beaucoup trop pop pour moi. C’est le genre de groupes à écouter entre juin et septembre pour un plaisir maximal, même si je ne suis pas si certain que d’apprécier réellement parce que de loin, j’ai pensé à Therapy!. On attend donc patiemment Basement en buvant des coups. On n’est pas près à 5mn près, ça fait presque 10 ans qu’on attend et au vu de leur excellent album, le retour des Libournais ne pouvaient pas nous décevoir.

Et il ne nous a pas déçu. Au contraire, le set est allé directement se classer parmi les meilleurs shows de ce début d’année. Basement était et est toujours une machine de guerre, un truc sans défaut construit pour vous retourner, vous assommer, vous laminer. Tout semble reposer sur cette basse énorme que les pièges de la batterie ne perturbent jamais. Les guitares déchirent la rythmique, s’agressent, se répondent, le chant est parfaitement calé, presque rare, jamais poseur et les choses reprennent là où elles en étaient il y a une décennie, en plein territoire noise sous l’influence chaotique de Jesus Lizard et compagnie, loin des clichés poseurs du rock’n’roll pour gamin, tout en haut d’une scène underground en plein renouveau et réconfortée par ce retour gagnant après une courte expérience de retraités. Le volume sonore est énorme, la prestation aussi et le public se laisse prendre sous ce bombardement sans retenue. Les têtes bougent dès les premiers titres et les applaudissements fuseront jusqu’au rappel. Entre temps, on en prend plein les feuilles, complètement absorbé par les titres complexes, les structures tordues et l’énergie que dégage les 4 Basement en grande forme. A droite de la scène, c’est Chris qui s’active près du micro, guitare en main, de l’autre côté, Jérémie assure plus tranquillement, au centre Sabine tient la baraque avec ce son qui vous frappe directement dans la nuque sur chacune des notes. Au fond, assis derrière la batterie, David appuie Chris à la voix et tape comme une brute raffinée, mon espèce de batteur préférée. Le concert est réellement très très bon, mixant quelques anciens titres, de larges extraits de ce nouvel album salué partout et conclu par une reprise que je n’ai pas reconnu mais que j’imagine destinée au chanteur des Portobello Bones, présent dans le public. Ca aurait pu durer une heure de plus mais le Saphir et plus encore ses voisins ne sont pas adaptés à ce genre d’effusions sonores. Dommage, parce que c’est certainement le meilleur concert que j’ai pu voir dans cet endroit.

Olivier - Nextclues

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