Sunday Morning #11 et 12 : Boo! Sundays
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Les dimanches se suivent etc etc. Il se trouve que la semaine dernière dans l’empressement général précédant un départ matinal en automobile, je fus pris par l’envie de glisser cette compilation des premiers singles des Boo Radleys. Etonnant car je n’avais pas remis mes oreilles chez les Boo depuis des lustres. Résultat des courses, cure de jouvence… “The Finest Kiss” et sa ligne de basse imparable, les guitares qui hurlent avant de se calmer, etc. Cette compilation regroupe les trois premiers maxis du groupe (j’allais dire introuvables aujourd’hui, mais en regardant bien, il n’y a plus grand-chose de disponible dans leur discographie, à part le best-of sorti il y a environ deux ans - comme pour la plupart des groupes Creation dont Sony n’a jamais rien fait après le rachat du label) agrémentés d’une reprise de Love (”Aloneagainor“) et de New Order (”Boo! Faith“). Une compilation pas que pour les fans car il n’y a aucun remplissage, tout est bon, tout se tient, rien à voir avec un patchwork douteux.
Du coup ce matin, rebelotte avec Giant Steps. Je me rappelle avoir acheté cet album le même jour que The Last Splash, deuxième album des Breeders de Kim Deal, au succès énormissime. Je me souviens que c’était ma première pré-rentrée universitaire et que je me disais que j’arrivais dans une ville pourrie où je ne voulais surtout pas m’éterniser, et d’où j’écris ces modestes lignes, 15 ans plus tard. L’immédiateté des Breeders m’avait scotché, et je délaissai donc les Boo Radleys pendant un temps. En réécoutant aujourd’hui ces quinze titres, je me demande comment j’ai pu avoir le moindre doute sur leur qualité. Tout est lumineux. Quand ça doit être joli, c’est joli. Quand ça doit être furieux, c’est vraiment furieux. Un grand album de pop ambitieuse, tarabiscotté comme il faut, et bruyant comme tout album sortant chez Creation à l’époque se devait de l’être.












