Pressbook - ‘Come Down’
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Come Down (The Age Of Venus / Overcome - 2004)

Rocksound n°128 - octobre 2004
Olivier Portnoi. 7/10
Rage n°1 - novembre 2004
Emo-Punk Torturé
Après la prometteuse autoprod Choice, les Français de Gravity Slaves reviennent en grande pompe avec ce deuxième album étonnant. Déjà histoire de planter le décor, on va vous dire que Come Down est co-produit par Sampras des Burning Heads, que Gravity Slaves a déjà au compteur des concerts aux cotés de Seven Hate, Portobello Bones, Human Alert ou 59 Time The Pain et biens dautres. Vous comprendrez alors rapidement que les cinq Orléanais ne sont pas nés de la dernière pluie et que le circuit indépendant na plus de gros secret pour eux. Mais tout de suite, la seule vraie certitude que nous pouvons avoir est la qualité de ce deuxième album. Inspiré de Fugazi avec un brin de Quicksand et un chouilla de Snapcase pour les envolées hardcore. Come Down réunit un peu tout ce quon aime dans le genre. Alors quon ne nous rabattre pas les oreilles à grand renforts détiquettes. « Post-Hardcore » ? « Emo » ? « Screamo » ? Non, non, juste Gravity Slaves.
Bokson - www.bokson.net
Ils sont nombreux ces groupes français à longtemps faire parler d’eux avant d’arriver au stade de l’album. Gravity Slaves est de ceux là. Souvent, au détour de concerts, festivals, chroniques lues dans les fanzines, le nom des orléanais devenait récurent et attirait l’attention. Le groupe propose aujourd’hui son deuxième opus produit par Pierre, chanteur des Burning Heads. Une affaire de famille en somme! Un peu de punk, d’émo et de hardcore constitue la recette des Gravity Slaves, jamais avares en intensité et en énergie. Le genre de mecs à tout donner. Des titres tels que "Choice", "Doubts" et "Easy Mode" ne manquent pas de le prouver. Musicalement, chaque morceau est un carton plein (l’arrivée d’un second guitariste n’y est certainement pas pour rien), reste fidèle à l’énergie des concerts, là ou le chant se fait bien plus indigeste qu’en studio. On se prend donc une douzaine de murs de guitare en pleine tronche, on se laisse aller sur des rythmiques parfois originales et loin de la facilité dans laquelle le groupe aurait pu tomber et on arrive à la conclusion que ce "Come Down" s’en tire plutôt pas mal. Gravity Slaves s’inscrit ainsi parmi les formations émo hexagonales sans concession et comble le petit manque pouvant subsister suite à un dernier concert parisien un peu décevant. Une bonne surprise sur laquelle tendre l’oreille est recommandé.
www.tousentong.free.fr
Le label Age of Venus nous avait déjà gâté cette année avec la sortie de lexcellent album de Jetsex. Voilà que la maison nantaise récidive avec la parution du premier album dun groupe dont le nom circulait un peu partout depuis deux ou trois ans : Gravity slaves. Le groupe a cherché la bonne formule pendant pas mal de temps et semble lavoir trouvé avec ce premier album. Plutôt attendu, Come down ne déçoit pas. Les Orléanais ont confié la réalisation de lobjet à PE, déjà responsable du «Opposite» des Burning Heads, et à Sampras, alias Pierre de ces mêmes Burning heads. Pour boucler la boucle, ajoutons que Nico des Gravity Slaves avait joué du sax et du didgeridoo sur «Opposite». Dailleurs, linfluence de ses grands frangins est palpable et particulièrement celle de cet album reggae-dub des BH sur des titres comme "Not in peace". Ceci dit, les Gravity Slaves nont pas choisi la voie du punk à roulettes pour sépanouir. Ils évoluent dans une sorte de rock couperet, tendu et incisif, dont les nuances fusionnent intelligemment emo, hardcore et punk, sans rentrer dans un quelconque moule. Evidemment, on pourrait accoler au groupe toute une ribambelle de références, aussi prestigieuses les unes que les autres, à commencer par At the drive-in pour les décharges sismiques, mais aussi Snapcase pour la voix, Fugazi pour les déstructurations volontaires, etc. Mais à lécoute de ces 12 titres, il est évident que les cinq musiciens ont pris le temps de façonner le style gravity. Les guitares sont puissantes mais gardent un côté noise, nuance chère à lécole punk indé française 90 (Portobello bones et consorts), les rythmiques sont variées et la voix sait partir en envolée hardcore, sans tomber dans le beuglement incessant. Les titres "Doubts", "Come down" ou le furieux et véloce "Satanas playground" montrent bien toute la diversité de leur musique, mais aussi une véritable maturité. Une des bonnes grosses surprises de cette fin dannée, gageons que le public français saura donner un intérêt à la mesure de ce groupe talentueux.
François.
ATTICA Webzine
www.atticawebzine.com
Voilà un groupe que lon a vu évoluer et grandir sur la scène punk/hardcore orléanaise depuis leur formation en 1995. A linstar de leurs aînés les Burning Heads, ils ont su au fil du temps se forger une solide réputation de groupe live, en écumant sans relâche les salles de concert et les bars de lHexagone. Connus pour faire preuve dune belle énergie sur scène, les sets des Gravity Slaves ont avec le temps gagné en tension et en précision. De même le hardcore mélodique (influencé Burning, Seven Hate
) a peu à peu laissé la place à quelque chose de plus tendu, de plus personnel, un emocore dans la plus grande tradition dischordienne (Fugazi), mais surtout les ô combien regrettés At the drive-in. Come down, leur véritable premier album après neuf ans dexistence est le parfait reflet de cette évolution. 12 morceaux sur le fil du rasoir. Guitares incisives, fractures rythmiques parfaitement maîtrisées, sans oublier un chant précis et généreux, chargé en émotions de la première à la dernière seconde. En ce qui me concerne j’ai un faible pour la première moitié de l’album, terriblement efficace. Choice, le morceau d’ouverture est une véritable bombe à retardement de 3 minutes trente. Je n’avais plus entendu ça en France depuis les Portobello Bones, Condense ou encore Prohibition. Sorti sur le label nantais The Age of Venus fin 2004, Come down est en quelque sorte un pur produit local puisquil a été enregistré début 2004 au studio Nyima, dans la banlieue orléanaise, avec aux manettes PE (le talentueux metteur en son local) et à la prod Pierre (chanteur des Burning). Eté 2004, gros coup dur pour les GS, Julien, leur chanteur, décide de tout arrêter. Lalbum est dores et déjà bouclé mais nest pas encore disponible dans les bacs. Le doute sinstalle alors dans les têtes des 4 rescapés. Lépreuve est de taille pour le groupe qui se retrouve sans chanteur la veille de la sortie de Come down. Dans de telles circonstances, difficile de trouver la force de défendre lalbum. Mais cest mal connaître nos 4 lascars qui, prenant leur courage à deux mains et à grand coups de pied dans le derrière, ont vite retrouvé le chemin du local de répet. Ils seront prochainement de retour sur scène, une fois encore prêts à mettre leurs tripes à lair. Alors, sils jouent près de chez vous, je ne saurais que trop vous conseiller daller les encourager.
khyungpo
www.french-metal.com
Ca y est, le premier album le 1er skeud des orléanais de Gravity Slaves est là. Reprenant certains titres de Choice, leur 1er album auto-produit, Come down est la 1ére vraie réalisation des, désormais, 4 esclaves de la gravité (au sens de vrai studio, vrai moyen etc…).
On ressent la grande influence de feu At The Drive In sur des titres comme "Come down", "You dig", "Close to me" et globalement sur un peu tout l’album, tant la façon de chanter de Julien (maintenant ex-membre du groupe) peut être proche de celle de l’ex-leader touffu d’ATDI.
L’héritage Refused est aussi présent sur "Easy mode" ou encore "Doubts". Quelques plans font parfois penser au rock déjanté de JR Ewing ou carrément à du keupon pur et dur comme sur le très bon "Satanas playground".
Samprass des Burning vient faire une petite apparition sur 2 morceaux, "Doubts" et "Congratulation M. X". Pétrie d’influences, la zic de Gravity Slaves n’en est pas pour autant impersonnelle. Une certaine identité se dégage du tout, on sent un sens de la composition propre et une envie de ne pas coller à leurs ainés, ce qui est tout à leur honneur.
Un bon album, qui manque encore peut-être un peu de son, mais bon, merde !, ils sont d’Orléans et ça, ça fait vraiment plaisir!
Pecos
www.vs-webzine.com
Par le biais de ce « Come Down » fraîchement sorti, le combo français Gravity Slaves nous montre quil a su tirer parti de son expérience scénique conséquente et de la grande culture musicale de ses membres pour assurer aujourdhui (enfin !) son passage à un niveau international. Privilégiant avant tout les harmonies, les douze titres sont maîtrisés et joués avec une telle aisance que lon comprend que la maturité est la composante principale du groupe.
Formé en 1995, il aura fallu attendre presque neuf années pour que le quintet se voit proposer laide et le support dun vrai label. Grâce à lappui de The Age of Venus Records (le label nantais), la différence est faite. Enregistré et co-produit par le chanteur du groupe orléanais Burning Heads (dont les influences se ressentent par instants), ce deuxième album (au nom simple à retenir) est en effet un véritable condensé de mesures mélodiques, inspirées et énergiques pouvant, sans aucun doute, faire le poids face à quelques monstres US et UK évoluant dans le même style. Parlons-en du style, justement. A la frontière entre Noïse, Punk, Emocore, Hardcore et Rock (oui, tout ça), la musique de ces cinq mélomanes nest pas sans rappeler celle perpétrée et vociférée par les formations telles que le défunt At The Drive In (le titre « You Dig ») et sa première moitié Sparta, le cultissime et pourtant inimitable Fugazi (auquel on semble avoir emprunté les mélodies si lancinantes de basse), Hundred Reasons, The Blonde Redhead (en particulier pour le chant), Portobello Bones, Slint, These Arms Are Snakes, lexcellent Minus The Bear (« Doubts ») ou encore Snapcase (pour les riffs rentre-dedans, « Golden »). Si cette liste vous est (même partiellement) familière, il ny a aucune hésitation à avoir : ce disque est fait pour vous. Car, peu de formations peuvent se vanter de faire référence à autant de groupes de cette carrure sans quil ny ait de véritable plagiat. Gravity Slaves personnalise peu à peu son genre et risque fortement dêtre la surprise de ces prochaines années…
Deadstar
www.visual-music.org
Sil a fallu un certain temps aux Gravity Slaves pour quils trouvent leurs marques (même si on sentait déjà chez eux un vrai potentiel), on constate quavec ce deuxième album, "Come Down", le groupe orléanais fait maintenant preuve dune maturité et dun caractère bien trempé, qui pourraient bien désormais faire parler d’eux discographiquement parlant aussi bien que scéniquement parlant.
Avec leur son distinctif qui se rapproche définitivement de celui des Portobello Bones ou des Burning Heads dont Samprass le chanteur a co-produit "Come Down", le groupe mêle un tas dinfluences de toutes sortes dont lépicentre pourrait être un hybride entre Punk et Post-Hardcore. Le tout est magistralement pimenté (cest le gros point fort du groupe) par une rage empruntant tant au Black Flag ("Satanas Playground") quà At The Drive-In ou Quicksand.
Avec son chant en anglais, Julien tient effectivement la comparaison de par ses manières à accélérer ses cris scandés pour faire monter la pression. Pression déjà bien sentie grâce à une rythmique variée, alternant apaisements et coups de stress ("Golden"), et à des guitares jouant avec la pesanteur. Et si les textes sont engagés sans vraiment être vindicatifs ("You Dig", "Voices"), cela ne fait que rendre encore plus enragée la musique des Gravity Slaves.
En plus, lalbum se clôt sur un véritable hymne, "Congratulations Mr X", avec tout ce quil faut en moins de 2 minutes : riffs entêtants, break pour séclater dans le pit et refrain avec des paroles à hurler en chur: "Its a revelation Congratulations " : cest quils nous enlèveraient même les mots de la bouche pour dire tout le bien que lon pense du disque. A se procurer rapidos.
