Melodick webzine…
posté dans : NEWS ULTRA-SPEED
Pour celles et ceux qui ne connaissent pas encore ce webzine qui existe depuis 4 ou 5 ans je crois, c’est le moment! En stand by depuis quelques mois, le voici de retour! Mattez juste l’édito ci-dessous et vous comprendrez. Bonne lecture! Bref, oui, cela nest pas nouveau
la Star Academy, autant que la majorité de la représentation de la jeunesse sur nos écrans, afflige. Le bouc émissaire paraît aisé pour ce nouvel édito. Certes mais plus que lémission, cest limage que celle-ci nous renvoie dans notre vie quotidienne qui dérange
Celle de nos contemporains prompts à shabiller tous de la seule et même façon. De ceux qui vous affirmeront sans hésitation « jécoute de tout, surtout ce qui passe à la radio ». De ceux encore qui refuseront de faire un pas en avant vers la culture, si on ne lui sert pas sur un plateau. Simplifiée, aseptisée, recyclable. De ceux encore qui verront des symboles de rébellion là où il ny a que manipulation médiatique. Et qui, au fil des années, se laisseront un peu plus gagnés par le consensus mou que la lobotomisation télévisuelle, radiophonique, et médiatique installe confortablement. Il nest pas question de mépriser, ni même de vilipender quelquun, mais plus de pointer du doigt le système, lengrenage sournois et nocif qui sinstalle autour de limagerie de la jeunesse, la représentation de la musique, à lécran principalement. Et plus largement dans les champs médiatiques et de communication à grande échelle. Car Céline nous avait pourtant prévenu : « Quelquefois on n’a plus en soi suffisamment de musique pour faire danser la vie ». Et de la musique, ceux de la Star Ac nen ont plus depuis longtemps. Du son et de la technique, plutôt. De limage et de lattitude, à défaut. Encore une fois, il ne sagit pas réellement de se croire supérieur, ou de penser détenir une certaine forme de vérité. Mais simplement daffirmer que cet édito, qui correspond au lancement dune nouvelle version étayée de Melodick, vise à proclamer haut et fort que cette image de la jeunesse nest pas la nôtre. Parce quil existe toujours et encore la possibilité de tout oublier lespace dun instant, en fermant les yeux à lécoute dun disque qui bouleverse les certitudes, dépouser un peu mieux le réel à la lecture dun ouvrage dont on ne peut plus sévader, et dentrevoir à lécran aussi la beauté dun moment de vie saisi sur le vif. Car, les liens entre musique, cinéma et littérature existent
et tiennent en quelques thèmes universels quun langage simplifié ne résumera jamais. Car encore, on peut écouter de tout mais pas rien. Et que la télé aussi puissante soit-elle ne nous réduira jamais à quelques formules simplistes, et tenues dictatoriales, à lheure où les webradios amorcent leurs booms lépopée radio libre BIS ? -, où le mp3 déconcerte les mentors de lindustrie musicale, et où le rock sinvite à nouveau dans les charts. Affirmons donc lexistence dune jeunesse différente qui trouvera toujours plus excitant et palpitant lépopée déjà avortée, aussi éclaire que brillante, dun Libertines capable de faire descendre à nouveau des groupes dans la rue à défaut de salles de concerts appropriés -, dinsuffler romantisme et décadence au sein dun public en quête dabsolu et de leur rappeler que le cynisme et la dérision ne sont pas lultime et unique échappatoire. Parce quil nest pas de manichéisme en matière de goûts musicaux, Melodick continuera daccorder une place de choix à ces groupes là autant quaux auto produits, conscient quun groupe majorisé nest pas moins crédible quun labellisé indépendant. Cultivons donc un peu plus les différences, les prises de position et la subjectivité. Affirmons nos choix, quitte à se tromper. Et démontrons autant que possible que lébullition artistique est seul véritable gage dindépendance. Celle dune jeunesse autre, quun Nikos Aliagas ne pourra jamais réduire à un scénario de télé réalité. « If youve lost your faith in love and music, oh the end wont be long " The Libertines 2002

Il est près de 2 heures du matin. La télé sinvite devant nos yeux fatigués. Tf1 bourdonne : cest la rediffusion de la Star Academy. Devant nous, des jeunes clonés. Cheveux laqués, tee shirt serré et jean délavé. Puma montantes et démarche nonchalante, liTune dépasse et déverse son flot de mp3 radiophoniques. Le langage est simple, voire même simpliste
« Je te kiffe », « Tas un cur gros comme ça », « Elle tripe trop ». Les sentiments sont partout : la clé de voûte dun système relationnel artificiel qui voit de lamour à tout bout de champ, sans pourtant même leffleurer un instant. Les problèmes surgissent plus vite que de raison. La moindre contrariété, le moindre mot déplacé deviennent alors un drame insurmontable, que le candidat ne manquera pas doublier toutefois quelques heures plus tard. Lémission parfois est jalonnée dinterventions de personnages dautorité. Chanteurs légendaires, figures du milieu artistiques soit-disant « importantes », monstres de la chanson
Traduction ? Des artistes has-been, en mal de crédibilité, qui voient là un moyen assez efficace pour assurer leur promo.
