Le Libournais, les enjeux du culturel et les musiques amplifiées : une situation inquiétante
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Mercredi soir, le Pays du Libournais avait invité quelques élus et les personnes impliquées activement dans les activités culturelles sur le territoire du Libournais. Avant ce débat - réunion, l’IDDAC et le président du Conseil Général, Philippe Madrelle, inauguraient l’antenne libournaise située à Saint Magne de Castillon.
Cette réunion fut riche d’enseignement et montra la volonté des acteurs culturels libournais pour rendre vivant le territoire. On a pu s’apercevoir que le problème majeur des associations est le soutien financier des collectivités publiques. Quasiment la totalité risque de voir leur pérennisation remise en cause dès 2006 si elles ne sont pas soutenues!
S’agissant des Musiques Amplifiées en Libournais, nous sommes totalement dans la même situation! Pourtant, les études réalisées par le département des Etudes et de la Prospective (DEP) du ministère de la Culture sur les pratiques culturelles des français indiquent « deux avancées très nettes : laugmentation de la vie associative, et laugmentation remarquable des pratiques musicales, si nette quon a pu parler dun véritable boom musical. Pour les jeunes, la musique est devenue le fait culturel prioritaire (cette pratique arrive même en première position devant le cinéma…) et une bonne majorité d’élus ont du mal à l’entendre ou à le reconnaître…
La population libournaise est en attente d’une vie culturelle, c’est-à-dire une vie culturelle diversifiée. Mais, actuellement il n’est pas possible d’y répondre en raison d’une carence d’infrastructure, de lieux pouvant l’ accueillir. Cette situation est néfaste pour le développement ou le maintien du dynamisme de notre territoire majoritairement rural.
Pour revenir aux musiques amplifiées (mais cela aussi peut s’appliquer pour la Culture en général), on assiste à un phénomène qui dure depuis plus de 20 ans : les jeunes du Libournais, pour les plus chanceux se dirigent vers Bordeaux pour assister aux spectacles, et pour les moins chanceux faute de moyens financiers et de transports, ne peuvent accéder à cette offre culturelle. Il existe une véritable injustice sociale sur notre territoire. D’ailleurs, on notera que les premiers ont tendance à sinstaller plus tard sur Bordeaux pendant et après leurs études, favorisant une tendance soit au vieillissement de la population, soit à une désertification rurale libournaise.
Nous le répétons sans cesse : les groupes musicaux locaux ont beaucoup de mal à se produire dans le libournais faute dinfrastructure pour les accueillir. Or, tout groupe qui débute, désire se produire devant les amis et la famille. Mise à part le Tremplin rock de Libourne, aucune structure en Libournais ne peut accueillir ces groupes pratiquant les musiques amplifiées. Par cette situation, il en résulte deux conséquences : soit le groupe est bien entouré et bien informé, et il va réussir à se produire sur Bordeaux ; soit il va se décourager et arrêtera.
Les élus locaux doivent prendre conscience maintenant que lidentité dun territoire ne peut être que culturelle car lun des enjeux majeurs de lintercommunalité est la construction identitaire…
A bon entendeur, salut !
