Certes, je n’ai pas raconté grand chose sur ce blogue depuis mercredi, hormis les sessions de Breaking The Wave. Petit rattrapage du reste de la semaine dernière.
Mercredi 24 au soir, après un apero rapide avec une Agathe fatiguée et un Cédric bavard, je vais diner chez Xavier. Je n’ai encore jamais mis les pieds chez lui alors je peine à trouver mon chemin. J’arrive assez en retard mais suis quand même le premier. On boit un verre en parlant musique, et Marc arrive, très en retard lui du coup. Le repas est très agréable. On est à Belleville et on domine tout Paris. Vue sur Montparnasse, la Tour Eiffel qui scintille, le Panthéon. On écoute The National et j’apprends que le deux pièces où je me trouve est l’ancien appartement de François Ozon. Marc me parle du prochain film de Jean Pierre Jeunet et de ses 300 truquages numériques. Apparemment, ça peut être bien. Dernier métro.
Jeudi, 17h, mon portable sauvé des eaux sonne et c’est Nico. Il confirme son invitation au Nouveau Casino pour le concert évènement de Patti Smith. On est la tête dans le guidon de notre session musicale avec Cédric, mais je peux difficilement refuser donc je prends le métro jusqu’à Ménilmontant. La salle est pleine, 250 invités (journalistes, gens de maisons de disque etc…) ont fait le déplacement et ça annonce généralement un concert sans ambiance. Que nenni (!), le concert est fabuleux. Appuyée par une section rythmique impeccable, et 3 guitares acoustiques, Patti est en grande forme (même si l’on entend dire qu’il ne faut pas la voir de près). Les tubes s’enchainent, le public reprend à tue tête. Patti maitrise son public comme j’ai rarement vu ça. “Gloria” en guise de final et le Nouveau Casino est électrique. On prend ce soir là une bonne leçon de rock n roll, sans distorsion et sans chichis.
A noter deux apparitions plutôt éclectiques dans la soirée : la première en la personne de Laetitia Casta qui est juste à côté de moi au bar. Son bras touche le mien, du coup je me tourne, la voit, me demande qui est cette fille que j’ai déjà vue quelque part, tourne à nouveau la tête en me disant “mince c’est pas possible, je rêve”. Et bien non, c’est elle, superbe, sans maquillage et vêtue de manière très classique. Un petit moment de bonheur (désolé). La deuxième en la personne de Daniel Darc, plutôt saoul mais impressionnant. Nico le salue, il vient nous voir, et sans que j’ai le temps de dire ouf, il me prend par l’épaule (!) et m’embrasse dans le cou. Pas pu placer un mot, il file ensuite au bar pour se dévêtir et exhiber ses tatouages imposants.
On quitte les lieux, prend un taxi, rue Oberkampf, qui nous mène droit à Planète Mars (bon sang je n’arrive pas à me faire à ce nom…) car Constance, Aurélie et Marie mixent là bas. Pas grand monde, ambiance un peu mollassonne (pourtant la musique est sans fautes), mais ça me va très bien car je suis erreinté. Hakim est très en verve et la fin de soirée se passe sans évènement majeurs. Diane paie le taxi et je me traine jusqu’à mon lit.
Vendredi, dernière journée chez Trashpop qui commence avec un repas indien en terrasse, au soleil, et s’achève par un apero avec Agathe, Seb et Refau. On chante, on improvise sur nos nouveaux morceaux qui semblent plaire, on passe quelques coups de fil et Boris débarque assez tard avec des bières. On boit, on chante et on rentre en taxi (encore…).
Samedi matin, dur de se lever, mais il faut bien : 10h47, gare d’Austerlitz pour un direct vers Orléans. Repas en tête à tête avec ma mère, mon père étant parti tracter pour DMD (droit de mourir dans la dignité). Après midi canapé devant la télé, puis je passe voir Noémie chez elle. On bavarde devant un jus de tomates. Trop court. 19h50, nouveau multiplex Pathé des bords de Loire, je rejoins ma maman et une amie pour aller au cinéma. “Les choristes”, bon film français populaire, promis à un bel avenir financier. Jugnot est bon, probablement le meilleur rôle de sa carrière et Berléand est époustoufflant, comme d’hab.
A notre retour à la maison, on a le temps de voir la 2e mi-temps du match de rugby. La tension monte les dernières minutes mais on gagne. Je finis la soirée dans le canapé lit, devant la télé et quelques merdes cinématographiques…
Dimanche matin, un bon coup de jetlag dans la face, ma mère me réveille à 8h35 (heure d’hiver). Je peine à me lever, bois un café, me douche et on part, mon père et moi, voir ma grand mère. Elle n’est pas en forme, très angoissée et morbide. Elle trouve quand même le moyen de me demander 5 fois (son record) si je vais me marier un jour. Ben oui, j’y crois encore.
Retour dans le Loiret, vote au bureau n°3, déjeuner familial et les Guignols dans le canapé. 15h40, je suis de nouveau à Paris.
Je passe à la maison quelques heures avant de retrouver Nico, Diane, Alice, Cédric, Gildas et Sacha à la Fourmi. On prend l’apero et on patiente avant les estimations des élections. Cédric court chez lui pour les regarder et nous fait son rapport, minute par minute au téléphone. Une branlée, pas d’autre mot, on jubile. Raffarin démission et Chirac dans le fourgon !
On entre à la Boule Noire quelques instants plus tard. Soirée Beggars. Le premier groupe n’est pas convaincant mais bon, je suis venu pour Laetitia Sheriff alors je patiente. Et je fais bien car son concert est un poil au dessus de celui vu au zèbre de Belleville, l’année dernière. Voix splendide, les nouveaux morceaux sont plus “durs” et Olivier Mellano à la guitare est - comme d’habitude - royal. On finit la soirée au bar à discuter. Puis retour à la fourmi, la nuit devient floue, un retour à la maison s’impose avant de dire ou de faire des bêtises. Ce que je fais.
Lundi matin, sans commentaires, je reprends le chemin vers l’Agence. Journée plutôt calme et un peu triste car Virginie n’est pas là. Je prends mes marques. Très bonne salade niçoise le midi, plein de mails et de faxs l’après midi. 19h, Nico appelle et on se rejoint à 20h à la Maroquinerie. Il faut dire que, la veille, Nico m’a offert mon cadeau d’anniversaire de l’année dernière (ce sacré Nico, je l’adore), à savoir une place pour Shellac…Si je faisais une liste des groupes que je rêve de voir, Shellac y serait sans aucun doute. Et bien voilà, c’est fait.
Concert brut, à vif, étonnamment pas très fort (par rapport à la première partie, Uzeda, à fond). Steve Albini est comme je l’imaginais, petit, trappu et nerveux. Les amplis sur scène sont du jamais vu, des trucs faits mains dans des espèces de mallette qu’on pourrait acheter chez Casto en promo. Les 3 musiciens sont devant, à ras du public, même la batterie frôle certaines personnes du premier rang. La salle est pleine à craquer, il fait très chaud. Le concert dure environ 1h30, ça pogotte même au milieu de la foule, les titres s’enchainent, le bassiste fait des blagues dès qu’il peut, demande aux gens de poser des questions pendant les blancs. “Prochain album en 2007″ nous dit-il. Ca joue grave, c’est là encore une leçon de technique, de maitrise, sans que cela devienne pénible. Total respect. Le concert se finit comme je l’imaginais, sans rappels (yeah) et le groupe ajoute, avant de quitter la scène : “les deux derniers morceaux que vous avez entendus, c’était ça le rappel”. Ah mon dieu, quand est ce que j’enregistre mon album avec Albini….
Nous sommes mardi matin, il est actuellement 2h13, ceci doit être le plus long post de ma carrière de bloggeur. Je fume une cigarette et vais au lit, la semaine est longue encore !