Autoterrorisme.
posté dans : humeur
Il y en a qui veulent que leur
blogue ne soit pas une blague
Tiens
Puisque que ces pages virtuelles ne sont
que le dégoulis de nos vies futiles ou de nos créations dérisoires, puisque la
chère Martha à laquelle Paul Mc
Cartney clame son amour dans sa chanson magnifique nest autre que sa chienne,
puisque la pouf de Superbus chante les Cure en dandinant du cul, puisque cet
abruti de Zidane se met à entendre les voix du seigneur pour ses 33 ans,
puisque puisque, Pumuckl se décide aujourdhui à pratiquer un acte de terrorisme contre son
propre blogue a défaut de le faire contre sa musique à la manière de Programme
et consorts (rappelez vous Demain:
« idéalisme, ce disque est son
fruit, et aussi la preuve que je suis égoïste et minable, et aussi une grosse
merde, tous les disques sont de la merde, la seule chose qui nest peut-être
pas de la merde, cest de savoir apprécier le silence »). Attention,
ça va faire mal.
Résumé de l’épisode de ce matin
de Bob l’éponge…
Ouverture d’une classe d’art à
Bikini Bottom, la ville sous-marine de Bob. Le professeur qui est un calamar
incompétent se voit déjà admiré par la communauté mais sombre dans la déception
quand il réalise que la foule de crustacés qui se presse à la porte est venue pour le cour de cuisine de la salle
d’à coté et que son seul élève est bob l’éponge. Quelle n’est pas sa surprise quand il s’aperçoit
que, contrairement à ce qu’il pensait, Bob, bien que sans méthode ni
connaissance, est un génie,
incontestablement bien meilleur que lui, génie auquel il faut a peine un coup
de burin pour réaliser une statue digne de Michel Ange… Mais Bob doute de la
réalité artistique de son travail et laffreux calamar complexé et jaloux na
pas beaucoup à entreprendre pour démoraliser Bob qui va se jeter en pleurant
dans la poubelle pour être finalement conduit à la décharge publique.
Arrive un célèbre collectionneur
(un crabe, me semble t-il) plein de pognon. Ce dernier juge le travail du
professeur pathétique mais est subjugué par la statue de Bob qu’il est prêt à
acheter des millions. Le professeur bien évidemment s’approprie la paternité de
l’oeuvre dans l’espoir d’empocher gloire et magot mais dans un mouvement
maladroit, il brise la statue.
Pas de problèmes, il suffit d’en
faire une autre, pense le collectionneur. Le calamar court donc ramasser Bob
dans les ordures. Bob, convaincu dêtre un minable, a étudié à la décharge tous
les manuels d’art, appris tous les dogmes, mais ceci l’a rendu incapable de refaire
quoique ce soit, ses statues sont désormais toutes moches. Mais Bob ne sen rend
pas vraiment compte.
Plus que jamais, Pumuckl soutient
bob l’éponge.




Pumuckl étant dans un passage à vide, il croise dans une pile de CD pas rangés le white album des beatles de 1968, (aimablement prété par un camarade que je remercie). L’occasion. Et la, ben, mutation, je me transforme en vieux con. Parce que , avec tous les a priori qui habitent ma tête, et bien c’est la claque intégrale. Je suis muet d’admiration devant ce disque. Je me saisis des partitions et même en voyant les ficelles, je ne découvre qu’une robe de mariée. J’en tombe au bout de 15 écoutes à la conclusion suivante: je ne vois pas dans ma mémoire une chanson mieux écrite (composée j’entends) que "martha my dear" (