Archives pour février 2006
Pause
OVNI
posté dans : pumuckl écoute
Deux disques pour ceux qui ne courent pas franchement après les buzz…


Réaction: Il y a une vie après le post-rock. Car BSS offre un album éponyme étonnant qui sans renoncer à ses acquis et en gardant les mêmes musiciens, rompt avec les athmosphères éthérées des albums précédents et revisite l’histoire la pop. Difficile de ne pas penser à my bloody Valentine à l’écoute du CD, notamment par le sous-mixage caractéristique des voix souvent fluettes, et au contraire la densité (genre, tu les as vu mes gros compresseurs…) des guitares pour autant jamais aggressives ni sursaturées. Tout au long de ces 14 morceaux, les BSS manient des conventions a priori difficilement conciliables, pop, post rock, blues et même vaguement soul, sans jamais tombé dans l’immédiateté (en passant, le morceau intitulé 7/4, a mon avis parmi les plus efficaces de l’album, tire son titre apparement de sa signature rythmique: faire danser en 7 temps, c’était pas facile…) . Pas évident et même parfois un peu rude, voila un disque passionnant. La prestation scènique d’hier à l’astrolabe était quant à elle épatante en se démarquant de l’album par un jeu plus péchu, plus testotéroné…
Encore plus barré: drum’s not dead, 3ème album de Liars. J’avais acheté leur premier album dont j’ai oublié le nom et qui ne m’avait pas vraiment enthousiasmé. En pleine hystérie néo-rock (on était tous hystériques à l’époque…), ce disque était bien calibré: esprit punk, guitares tendues, voix constamment filtrée…si j’étais méchant (et je le suis, ca tombe bien), j’aurais dit que c’était un fugazi du pauvre, qui a épaté les popeux parce qu’ils n’ont jamais entendu de bons groupes de hardcore ou parce que liars criait moins fort que les bons groupes de hardcore. c’est sans enthousiasme que j’ ai vu débarquer un nouveau disque estampillé Liars (oh qu’est ce qu’on se marre avec nos figures de style à deux balles…)
Réaction: il y a une vie après la hype. Drum’s not dead est un disque qui ferait crier toute la presse au génie si c’était radiohead qui l’avait fait (ce qui ne veut pas nécessairement dire que le disque est génial…) D’ailleurs la voix du chanteur est de façon stupéfiante identique à celle de thom Yorke… Alors je ne sais pas quoi vous dire pour vous convaincre de jeter une oreille sur ce CD. C’est ce que j’appelerai du post-punk (et je suis assez content d’utiliser le préfix "post" en sachant ce que je veux dire précisément, avec évidence, ca change): il y a tous les éléments punk mais ca ne ressemble pas à du punk…complètement psychédélique, l’énergie contenue, les guitares dissonantes à volonté, les voix incantatoires et répétitives, … voila un disque qu’on aurait sans doute pu entendre dans les années 70 ou alors voir signer chez constellation sans que ca choque personne. Comme BSS, et plus encore, drum’s nor dead ne se laisse appréhender gentiment… ce CD me laisse dans la même expectative que Kid A à sa sortie…une bonne raison de lui laisser le temps de faire son travail…
update du post: chronique assez fidèle de l’album de liars dans popnews ici
Pour finir, allez télécharger la compilation ADA volume 9 ici.
les hasards du net…
posté dans : pumuckl écoute
De plus, par un hasard mailique dont la substance n’ a pas d’importance, je suis rentré en contact avec un jeune homme, artisan parisien de l’autoproduction, qui m’a gentiment envoyé son CD. Ce garçon s’appelle Vinaya, le disque qu’il m’a envoyé s’appelle "les valses" . Il vient de sortir un nouveau disque intitulé "les marges"… Si je prends le temps de vous en parler, c’est que le disque que j’ai reçu est absolument formidable. Pour synthétiser, Vinaya propose des chansons en français ainsi que des instrumentaux . Coté musique, l’atmosphère du disque est résolument accoustique et paisible, mélant harmonium (enfin je crois…), piano, guitare , quelques percussions chromatiques (xylo et compagnie), tout cela relevé par un soupcon discret de rythmiques électroniques, d’ambiances synthétiques et de voix parlées d’ambiance (extraits de film sans doute…) . Les harmonies et les arrangements m’ont assez spontanément évoqué le dernier the Album Leaf (ce qui, sous ma plume, est un compliment…). Surtout, l’ensemble demeure extrêmement dépouillé sans jamais lasser…Pour tout dire, moi qui suis adepte des morceaux à plus de 60 pistes, la simplicité d’apparence de ce disque me laisse réellement admiratif. Les textes, lorsqu’il y en a, sont en parfaite adéquation avec l’orchestration: sobres, mesurés, pudiques… le rapport à la narration est distant et évoque, par exemple, les tout débuts du label lithium et, ne nous privons pas , la fossette de qui vous savez… Bref, poursuivre plus loin dans la dythirambe n’apporterait pas grand chose à mon propos. Une nouvelle preuve que l’autoproduction est réellement passionante…Retrouver des morceaux de vinaya sur le compilation ADA volume 7 (tiens donc…), sur la page mp3 de popnews et, bien sur, sur la page consacrée de son site (écoutez donc le jour se lève…).
Buprénorphine.
posté dans : écoutez pumuckl
Le mixage a été fait assez rapidement, les remarques techniques des oreilles affutées sont les bienvenues.
Pour la petite histoire et pour satisfaire les éxégètes de l’oeuvre pumucklienne, ô combien nombreux comme chacun sait, buprénorphine était initialement destiné à sommeil léger et avait des paroles…C’est même le premier titre que j’ai enregistré en commencant sommeil léger entre le 7 et le 14 juillet dernier. Je me suis bloqué sur ce titre, je l’ai tourné dans tous les sens sans arriver à en tirer quoique ce soit de cohérent. En réécoutant les pistes ce Week end, je me suis dit que c’était bien dommage de le laisser dans les tiroirs. Voici donc un morceau raccourci, purgé (avec plaisir) du texte, avec des belles guitares toutes fraiches de ce dimanche 5 février, qui sentent la lavande. Je tiens à remercier Dame nature pour les cordes vocales qu’elle m’a gentiment données. Car oui, je me la pète éhontément, je revendique médiocrement, mais les voix , c’est bibi qui les a chanté tout seul comme un grand, sans retouche de justesse et de hauteur…
Old School pumuckl is still alive…
La version podcastée ici est une démo. la version figurant sur carbone est remixée