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pumuckl
Blog de post avant garde qui casse les prix et parfois l’ambiance

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pas mieux…
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On ne me le pardonnerait pas. Pumuckl, l’adorateur de yaourt nordique, le castra du sud-est parisien, le tristounet des plaines, bref le pumuckl de Carbone capable de voir Sigur ros 3 fois en une année ne vous a toujours pas évoqué le cinquième album de ses islandais préférés…

sr_album.jpgAlors oui, comme d’accoutumée, j’ai acheté le nouveau Sigur ros avec entrain le jour de sa sortie il y a un petit mois… Et alors… Ben, voila, c’est un peu ce que j’attendais, sans plus. Ces islandais doivent avoir dans leurs gènes musicaux quelques choses qui les connectent directement avec mes passions adolescentes, car comme à d’habitude, j’ai un plaisir immédiat et naïf a entendre un tel album… Mais force est de constater que j’objective de plus en plus le coté naif de mon affection pour Sigur Ros car mes critères de musicalité me force à reconnaître que, loin de faire leur révolution comme on aurait pu le croire à l’écoute du formidable premier single gobbledibbok, le quartet reste en terrain connu, voir en autoplagiat par moment. Le début de l’album est en tout point formidable et explore la dimension « hoppipola » du groupe, je dirais : se succèdent une poignée de chansons carrément pop, emmenées et dynamiques,  (plus consensuelles, en un sens) qui rappellent le fameux deuxième single de « Takk » jusqu’à présent assez isolé dans la discographie de sigur ros.  Mais ce vent de nouveau retombe assez vite avec « festival » qui est a peu près l’image parfaite de ce qu’a pu être sigur ros ( la conclusion assez pompière du titre a du mal a effacer le sentiment de déjà vu, toutefois agréable, que laisse la première moitié)… L’album s’écoule ensuite sans lasser, mais sans surprendre, un peu plus acoustique sans doute qu’a l’habitude, rappelant bien souvent le passé dans l’écriture et l’arrangement. On se demande vraiment à quoi a servi Flood, à la production, a part à jouer les pousse-boutons de luxe… Le son est beau mais exactement le même que d’habitude…Dommage  même, en choisissant d’enregistrer dans 4 studios différents, la logique d’album homogène faiblit parfois pour laisser une impression compilatoire. Un album pas du tout baclé mais fait néanmoins très rapidement quand on se souvient quand a fini la dernière tournée… Bref, un disque qui complète une belle discographie, sans  la transcender… et qui tourne en boucle, quand même.

dans les nuages.
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c’est ma tête qui était dedans quand j’ai écrit le post précédent… Pressé par l’envie de le publier vite, j’en ai oublié un des « disques » (les guillemets se justifient bientôt…) dont j’avais envie de parler. Epanchons nous donc sur in Rainbows de Radiohead. Parlons musique et parlons de l’engagement, de l’attitude, de politique, bref parlons aussi du reste qui a fait bien du bruit.

Parlons musique d’abord. Radiohead, c’est un peu les Beatles : avant de commencer à leur chier sur la gueule, il faut se lever de bonne heure et fourbir patiemment ses armes car toute critique envers les petits gars d’Oxford est vite assimilée au crime de lèse majesté ou à une manifestation de snobisme aigue. Mais, autant le dire tout de suite, je suis un connard snob, je trouve ce disque juste décevant et j’ai pas envie d’en pondre des tartines pour le dire. Non pas que le disque soit mauvais, loin delà… Mais il n’y a rien qui le démarque des albums précédents de Radiohead, ni même du reste de la scène actuelle. On a déjà entendu tous les plans, beaucoup dans hail to the thief… Pire, Radiohead me fait souvent pensé à d’autres groupes sur ce disque, ce qui ne colle pas trop avec leur étiquette de « référence ». Le seul titre que je trouve vraiment audacieux est faust arp, un acoustique déstructuré et très doux dans lequel on voit émerger une pointe de danger… Niveau son, idem, on ne retrouve pas un radiohead ambitieux : c’est très beau, c’est très propre mais si propre que cela en devient impersonnel. Je trouve au final que l’album solo de Thom Yorke, moins produit, était bien plus touchant, bien plus organique. Bref, radiohead est un groupe de gens normaux, qui ne passent pas leur temps à se surpasser et c’est une bonne nouvelle.

Parlons maintenant attitude…je passe sur les modalités de « publication » de ce nouvel album, téléchargeable à prix libre, le coffret à 60 euros et blabla… Encore, tonnerre d’applaudissement de la presse, « Radiohead fait un gros fuck à l’industrie musicale, c’est super et bla bla et bla »…Bon ben, désolé, Pumuckl est encore snob et ne mange pas de ce pain la… Je ne comprends franchement pas quel est le message de leur système. On peut penser ce qu’on veut des maisons de disque et notamment beaucoup de mal, il n’empêche que si radiohead est un groupe de superstars déifiées, c’est parce qu’ils ont signés 6 albums sur une major qui a mis un paquet de pognons sur leurs petites têtes… Bref, d’un point de vue « politique », je trouve que la démarche ne montre rien, si ce n’est qu’on ne peut se passer d’intermédiaires que quand on les a copieusement utilisés auparavant… Le système ne fonctionne ici que parce qu’une marée d’aficionados attendait un nouvel album et l’aurait acheté quoiqu’il arrive… On me rétorquera (on l’a lu souvent) que l’idée, c’était surtout d’offrir au consommateur un produit à sa juste valeur. La encore, je ne comprends pas le message… j’avais le choix entre payer ce que je veux pour des MP3 ou payer 60 euros pour le coffret… Et bien désolé mais ça été 0 euro pour les MP3 et sans culpabilité (car MP3= support merdique). L’enjeu aujourd’hui de l’industrie du disque c’est certainement de redonner à l’objet « disque » une nouvelle attractivité, de convaincre le consommateur que le disque est un bel objet qui mérite d’être acheté pour peu que le tarif soit décent. L’alternative que propose Radiohead est pour moi suicidaire. En proposant au « pauvre » du MP3, on banalise ce format antimusical (car compressé, car écouté sur ordi, car sans logique d’album, car insusceptible de ne pas disparaitre à moyen terme…) En proposant, à coté de cela, seulement un coffret à 60 euros, Radiohead, loin de réhabiliter l’objet disque, en fait un objet de luxe qui laisse de coté l’amateur de musique, qui a juste envie d’acheter un disque a un prix raisonnable, de le mettre dans sa chaine hifi, de feuilleter le livret, etc… Je trouve tout cela bien prétentieux.

Le grand déballage…
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Un petit moment que je ne fréquente plus ce blog, ni le net en général. Lassitude, sans doute. Pourtant, les derniers mois ont vu coup sur coup les sorties de nouveaux disques (souvent compilatoires, néanmoins) des plus fameux de mes maîtres, de mes chouchous de toujours… Panorama, depuis l’anecdote jusqu’au chef d’œuvre.

On commencera par Hourglass le deuxième album de David Gahan, chanteur tête de gondole des vénérables Depeche Mode. Le vieillissant David s’étant montrer capable du pire (son premier album…) comme du meilleur (suffer well, et nothing’s impossible sur le dernier album de DM, les toutes premières chansons qu’il a écrit pour le groupe, mettant ainsi fin à 20 ans de monopole de Martin Gore), j’étais un peu dans l’expectative… Au final, je dirais que ce disque a les gros défauts de sa principale qualité. Le point vraiment positif, c’est que David Gahan renonce à faire un (mauvais) disque de depeche mode en privilégiant un univers farouchement indus, qui lorgne indéniablement du coté de Nine Inch Nails, voire du Marilyn Manson époque mechanical animals… Le problème, c’est que passés les deux premiers titres, vraiment excellents, on a quand même l’impression de tourner en rond tant du coté des textes que du coté des compositions. Plus on avance, plus les références sont transparentes, jusqu’au plagiat par moment (« I just wanna use U », on fera difficilement moins Marilyn Manson…). Un disque divertissant. Rien de plus.

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On continue avec la sortie conjointe du double EP (Heim/ Hvarf) et du DVD (Heima) de Sigur Ros. Je dirais bien qu’on peut difficilement juger l’un sans l’autre tant les deux objets sont liés. Le double CD d’abord. Sur le premier, on entend un live acoustique des islandais, puisant 6 titres dans les quatre albums du groupe. Sur ce coup, je trouve tout magnifique (sauf peut être le premier titre, un peu trop répétitif) : les titres choisis s’accommodent de façon évidente du format acoustique (on n’est pas dans un délire « unplugged » qui viserait a « forcer » les morceaux), puisque appartenant au répertoire plutôt « pop » du quartet. Les choses se gâtent avec le CD électrique qui compile des titres genre « B side » entendus souvent sur scène. On entend ainsi « Von », chanson du 1er album, réenregistrée avec les magnifiques arrangements entendus sur scène à chaque concert… En tant qu’amateur dévoué, j’attendais depuis longtemps une belle version de ce titre : les fans ont ce qu’ils voulaient, sans surprise. On retrouve aussi Hafsol, déjà présent dans la même version sur le maxi hoppipola. Pour le reste, il s’agit de vieux titres, que sigur ros ne jouent plus du tout et qui, parfois, sont à 100 km de ce qu’est le groupe aujourd’hui : le 3ème titre, très poussif dans son esprit post rock vaguement gothique, est de ce point de vue exemplaire. Bref, ce disque très court sent cruellement le fond de tiroir et la déception totale n’est évitée que grâce à la qualité de la production, très live. La déception vis-à-vis de ce disque est paradoxalement renforcée par les bonnes surprises du DVD : il faudra m’expliquer pourquoi les très beaux titres inédits figurant sur le DVD n’ont pas été mis dans le CD alors même qu’on retrouve dans le DVD toutes les prestations live qui figurent sur le CD : bref ca n’aurait pas couté grand-chose de faire un vrai beau et long live acoustique car la matière existait. Pour en finir avec le DVD, je résumerais ainsi : just for fan. Perso, j’adore mais les non initiés auront de bonnes raisons de s’exaspérer devant le coté roots et champêtre (c’est le moins que je puisse dire) de certains passages.

DA.jpgDominique A. Lui aussi y va des sorties en masse : un live, un livre document, un coffret d’inédits… Bon, en aficionados, j’ai tout acheté. Et voilà tout est bien. J’ai eu l’occasion d’assister à une rencontre avec Dominique A dans une petite librairie Parisienne pour la sortie du livre « les points cardinaux »et ce qui me frappe, c’est que ce que j’ai perçu en participant à la petite discussion conviviale transparaît vraiment du livre et des disques qui viennent de sortir. Dominique A semble renoncer au mystère, il se livre de façon spontanée, de façon impudique mais jamais exhib…Tout ça est assez paradoxal. D’un coté, on a le sentiment d’un Dominique A très modeste, qui se réfugie constamment dans l’autodérision, dans le refus catégorique de se considérer comme un artiste. Jusqu’à publier une chanson enregistrée quand il avait 13 ans…D’un autre coté, ce déluge de sorties « inventaire » laisse parfois l’impression que Dominique A ne veut plus rien prouver…Comme il le disait dans cette librairie « je voulais faire 7 albums », et on se dit que le 7ème passé, Dominique fait une pause, et contemple le travail accompli, avec une satisfaction certaine… En tout cas, le petit Dom donne la à ses auditeurs toutes les clefs pour être mieux compris… Je pourrais parler des heures encore tant certaines phrases du livre, certaines tournures des chansons inédites m’ont marqué, ont conforté ou contredis mes petites théories sur Monsieur A… Mieux vaut arrêter la, ce sera mieux pour tout le monde !

AM.jpgJe finirai par Arnaud Michniak, qui nous est revenu avec un film réalisé par ses soins (appel ca comme tu veux) et surtout avec son premier album solo, poing perdu. Une chose est sure, l’adjectif le plus approprié pour qualifier ce CD et ce DVD est celui que l’on peut coller à tous les projets de Michniak : Radical. Pour autant, le chanteur de diabologum et de Programme ne reproduit pas le passé… Contrairement a ce j’ai pu lire. Nos amis chroniqueurs de la presse branchée, après avoir comparé a peu près tous les groupes merdiques de rock français à diabologum, (devenu le petit alibi underground des petits journalistes soucieux d’épater la galerie de leurs références mal maîtrisées), se sont empressés d’écrire que, au final, Poing perdu aurait pu être un disque de Programme. Musicalement, c’est sans doute vrai. En revanche, si Arnaud Michniak a décidé d’inscrire son nom plutôt qu’un pseudo sur la pochette, c’est bel et bien pour dire que c’est lui qui parle et plus cette image qu’il donnait de lui jusqu’à présent. Programme était un concept : c’était l’histoire d’un homme fictionnel, d’un homme qui a aucun moment ne réalise un compromis, peu importe que cela le conduise à l’isolement, la folie ou même au meurtre (Cf je sais ou je vais). Poing perdu est au contraire une confession sincère d’Arnaud Michniak. Je crois que jamais dans toute sa carrière Arnaud Michniak n’a été plus émouvant et plus sincère. Le toulousain revient, plus ou moins explicitement, sur sa carrière, sa démarche et constate son échec, son épuisement. « Je veux d’une parole qui soit un acte » …Depuis Diabologum, c’est bien cette définition de l’engagement qu’Arnaud Michniak a défendu. Si j’ai le temps, j’écrirai sérieusement sur ce disque comme j’ai pu le faire sur #3… En attendant, ce que je peux dire, c’est que ce qui se joue ici, ce n’est pas de la musique. J’ai pour principe de toujours dissocier l’artiste de son œuvre. Ici ça n’a pas de sens. Car aimer ce disque c’est aimer personnellement l’humain qui l’a réalisé. Arnaud Michniak est le seul penseur qui me parle.

 

non, rien de rien…
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Tiens…il y a bientôt deux ans, j’écrivais ça… Je découvrais avec une ferveur toute adolescente l’album de Robert Post, un album qu’on aime juste mettre à fond sur son poste pour chanter comme un con par-dessus. Aujourd’hui je réécrirais assurément exactement la même chose (alors si il n’y a que les imbéciles qui ne change pas d’avis, ma stagnation mentale permet de caractériser la faiblesse de mon esprit…). Au mot près. Pourtant, mon petit billet contient deux grosses conneries. La première (qui, si on s’en tient au sens premier de mes propos de l’époque, aurait du me couter mes parties génitales), c’est que Robert Post n’est pas devenu une star. Preuve que le marché du disque marche sur sa tête, le garçon n’a en France tout du moins, pas franchi la frontière de la confidentialité. C’est un beau paquet de pognon facile que les majors n’ont pas su attraper. Tanpis pour elles et tanpis pour nous.

En fait, si je dis tout ça, c’est surtout pour vous parler de ma deuxième connerie. J’anticipais à l’époque que mon attachement naïf pour ce disque popouillard allait susciter quelques temps plus tard un certain amusement… J’avais l’impression de me faire avoir comme une jouvencelle. Et bien à la revoyure, non. Je crois que, ce qui me plaisais par-dessus tout dans ce disque, c’est le fait que quelqu’un arrive avec un disque calibré pour exploser le tiroir caisse mais avec un disque bien fait, bien composé, bien enregistré. Pas la volonté d’innover, seulement l’envie de jouer une musique accessible mais travaillée et cultivée. En d’autres termes, le souci de respecter son public.

51sX2b3M24L._SS500_.jpgVous vous demandez peut être ou je veux en venir. Eh bien, je veux vous parler d’un disque… mais je crois que, pour ne pas déclencher les foudres du mépris envers ma personne, il fallait que j’en passe par cette élégante digression…Je viens vous parler d’un album qui squatte ma platine… Un album de Silverchair…Alors la, j’entends les moqueries de ceux qui se souviennent avec dérision avoir écouté les albums du trio australien à l’époque où, tout jeunes, ces beaux gosses jouaient les dépressifs singeant nirvana, cassant des guitares à cinq briques sur lesquelles ils jouaient trois accords… A ceux qui me rappelleront ainsi les épisodes douteux de ma prime jeunesse, je leur dirais de jeter une oreille neuve et bienveillante sur young modern, le nouvel album de Daniel John et sa bande (et sur le précédent, diorama, tout aussi percutant). Certes, ce disque fleure l’opportunisme à plein nez, certes, il fricote parfois avec l’excès (dans le chant notamment…). Bref, certes, c’est un disque FM.  Mais, encore plus que le Robert Post, c’est une leçon de musique à tous les points de vue. Du point de vue la production, Nick Launay montre qu’il est bien plus à l’aise avec silverchair (dont il a produit les 5 albums) que sur le dernier Arcade Fire. C’est juste beau, les guitares sont magnifiques, l’orchestre symphonique est convoqué avec sobriété (pas de grosse nappe baveuse, des touches discrètes mais qui changent tout…), et il y a toujours des petites idées qui viennent dynamiser le mix sans jouer la sophistication gratuite. Techniquement, les petits gars sont vraiment très forts, de plus en plus (notamment, Daniel John chante vraiment remarquablement, même s’il abuse parfois de gimmicks un peu caricaturale). Enfin et surtout, les chansons sont toutes évidentes dans la composition, il n’y a que des tubes pop sur-efficaces qui dévoilent à la fois une aisance presque insolente dans l’écriture et une culture musicale (très 70’s pour le coup) plus que digérée, totalement appropriée au service d’un songwriting personnel. Daniel John peut bien être aussi inbuvable et prétentieux qu’il le souhaite tant qu’il fera des disques de ce calibre. Enorme.

Bon, pour me réconcilier avec les gens branchés, je dirais quand-même que le nouveau Interpol, Our love to admire, est vraiment un beau disque également. Contrairement à silverchair, interpol sacrifie de son efficacité immédiate pour un musique plus introspective et plus retenue. C’est une belle évolution.

quelques disques…
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Me voila de retour sur blog-art pour me livrer à un exercice dont j’ai un peu perdue l’envie: la chronique de disque… il faut dire qu’il est parfois temps de faire de la musique plutôt que d’en parler. Parlons en quand même, mes petites promenades consommatrices m’ayant offert quelques bonnes et mauvaises surprises discographiques.

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Dans la catégorie bonne surprise, déjà, je retiens le blonde redhead… Ca va finir par être snob d’adorer blonde redhead tellement la critique les encense et le public les renie. mais une fois n’est pas coutûme, je donnerai des cacahuètes à la critique: 23 est magnifique. Les orchestrations ont beau être plus sobres que celles de misery is a butterfly (au revoir les cordes…), elles gardent cette touche de sophistication dans l’arrangement et la composition qui caractérise la personnalité forte du groupe. 23 marque un virage vers plus de légereté avec des chansons quasi discos (silently est un titre merveilleux de ce point de vue)… Un peu comme les pixies, je crois que la force de blonde redhead est de varier les compositions plus que les arrangements, sans pour autant faire des disques bordéliques: certaines chansons appeleraient spontanément des orchestrations discos, d’autres des orchestrations punks… mais les blonde redhead savent renoncer à l’immédiateté au profit  d’une vraie cohérence sonique. Chapeau.

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Autre bonne surprise, year zero de Nine Inch Nails. Pour ce disque, je parlerai bien de réconciliation tant with teeth m’avait laissé à la longue une impression mitigée… Year zero est un disque qui n’aurait sans doute pas surpris les amateurs de NIN s’il était sorti après downward spiral car il marque une sorte de retour aux sources vers l’indus pur et (surtout) dur. Fini la power pop emballée dans du cellophane hardcore (the hands that feeds), fini les chansons rock FM à la sauce electro (every day is exactly the same…), fini aussi ( et c’est plus dommage) les belles compositions calmes comme à la fin de with teeth…  Trent Reznor n’a pas composé, il n’a pas écrit de chansons, il propose un album electro-indus, c’est tout: c’est énergique, colérique…tous les titres sont construits autour de “plans” developpés sur 3 ou 4 minutes… bref, ce n’est pas plus original que ça mais c’est absolument virtuose. Dans la production, avant tout. Il n’y a pas de mots, il nous en met juste plein les oreilles: on fricote avec des sons tous plus bruyants les uns que les autres sans jamais tomber dans le brouhaha… Trent reznor maitrise le bruit et la violence comme on retient ses coups pour prolonger un combat. De plus, je trouve que l’ami Trent a considéralement diversifié son phrasé ( l’invité de marque Saul Williams l’a peut être inspiré…): sa voix me semble plus expressive, plus tonique aussi. God given est un titre sur lequel cette évolution est très nette…

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Sentiment très positif quoique plus nuancé en ce qui concerne let in the light, nouvel album de Shannon Wright. C’est peu dire que j’ai beaucoup écouté over the sun, son précédent disque, produit par Steeve Albini… J’ai donc du mal à ne pas chercher la comparaison entre les deux opus. Ce qui apparait avec évidence à la première écoute (et qui est d’ailleurs souligné par le titre), c’est la couleur plus sereine du nouveau disque: on est bien loin des titres écorchés de over the sun… les compositions et les textes sont bien plus lumineux et la voix est redevenue cristalline. Shannon Wright concilie ainsi les athmosphères apaisée de ses premiers disques avec l’electricité assumée d’over the sun. Je trouve l’album au final très inégal. Certains morceaux sont absolument époustouflant (defy this love en ouverture, en particulier) et d’autres très anecdotiques ( you baffle me et son refrain parachuté…). Surtout, let in the light, choisissant un ton très électrique, ne supporte pas la comparaison avec son prédécesseur d’un point de vue sonique: le mix n’est pas toujours très homogène, il manque de liant dans les passages très péchus…   C’est dommage car certains titres auraient, à mon gout, mérité une production d’une autre nature.

Pour finir, rapidement, une petite et une grosse déception. La petite, c’est le deuxième album d’Arcade Fire. Neon bible n’est pas un mauvais disque, il recèle même un vrai tube (intervention)… Mais, la baudruche a quand même bien dégonflé, on ne retrouve pas la jeunesse, le piquant de funeralNeon bible évoquerait presque parfois Queen dans ses moments les plus pompeux. On a parfois le sentiment que l’album se repète (intervention ressemble quand même comme deux gouttes d’eau à the well and the lighthouse) , qu’il peine à avancer… la reprise de no cars go, qui figurait sur le tout premier EP des canadiens, a du mal à ne pas laisser soupçonner une chute d’inspiration. Enfin, la palme de la grosse déception revient au dernier Grandaddy, acheté avec grand retard…  Just like the fambly cat ne réunit aucune des qualités des précédents albums. On décèle l’ambition de faire un album concept à la manière de sophtware slump, mais la sauce ne prend pas, les chansons se succèdent sans laisser un sentiment de cohérence. Et puis, hormis le single jeez Louise, les chansons ne laissent pas l’impression d’achèvement et de perfection dans l’arrangement  qui s’imposait à l’écoute de Sumday. Pire, la sophistication vire parfois au bordelisme. L’inspiration manque aussi aux textes qui respirent parfois une autosatisfaction et un narcissime (elevate) qui s’accomodent mal avec les constats précédents. Bref, l’album ressemble plus à une compilation de B-sides, comme si Jason Lytle avait vidé les tiroirs pour solder l’histoire. Grandaddy méritait une plus belle conclusion.

Capoeira
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chevreuil.jpgCombattre sans jamais se toucher, pour la beauté du geste. Voila le petit jeu auquel se livre le duo français (!) chevreuil depuis 4 albums… Je découvre capoeira avec un bon retard, l’album étant sorti en Avril sur Ruminance.
Capoeira, c’est deux gars qui ne se touchent pas mais qui dans leur mouvement fracasse absolument tout ce qui les entoure… C’est virtuose et c’est brutal. C’est suprèmement réfléchi et terriblement physique….La tête et les jambes. Les costumes des combattants sont signés par l’orfèvre du son décoffré, Steve Albini, dont la production réhausse encore plus la radicalité de la démarche de Chevreuil.
Inhumain. Enorme.

Marathon
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Me voila de retour d’un périple de concerts qui a commencé
gentiment par un concert de Tool au zenith à Paris et s’est poursuivi par trois
jours aux Eurockéennes de Belfort…L’occasion de voir et revoir presque tous mes
maîtres (Dominique A, sigur ros, Depeche mode et Tool), des groupes chouchous
(mogwai, nonstop, Deftones), des légendes( Morrissey) des buzz (Daft punk,
Strokes, Art brut, Dyonisos, Katerine)… Compte rendu non exhaustif.
Commencons par le commencement : Tool au zenith. C’est
la première fois que je les voyais…J’en attendais beaucoup et je n’étais pas le
seul car j’ai rarement vu une telle tension dans une salle avant le début d’un
show. Je résumerais mon impression paradoxalement ainsi : énorme sans
plus. Enorme car Tool est définitivement un des groupes les plus passionnant en
activité, à la fois efficace et virtuose, direct et (mais) technique. A ceux
qui en douteraient, les morceaux, mêmes les plus inhumains dans leur structure
rythmique, ne sont pas synchronisés sur des samples : Tool est un groupe
de rock qui fait du vélo sans pédale même quand le vélo est tout déséquilibré…
Les 4 américains sont individuellement et collectivement des techniciens inouïs.
Incontestablement énorme donc, mais sans plus. Sans ce petit plus qui transforme
un show impeccable en show inoubliable. Les Tool n’avaient pas l’air motivés,
impliqués…Routiniers ? Drôle d’impression de voir Adam Jones(guitariste)
enchaîner des plans tous plus improbables les uns que les autres, le nez en
l’air à regarder le plafond ou a contempler les projections dont il est
lui-même l’auteur… Une ambiance étrange bien illustrée par ce moment décalé où,
plutôt que de quitter la scène et d’attendre le rappel, les Tool s’arrêtent de
jouer 5 minutes pour se désalterer et
papoter entre eux sur la scène avant de relancer un Vicarious gigantesque… Ce
n’est donc pas avec ce concert que Tool détrônera sigur Ros au sommet de mon palmarès
des meilleures performances live…
D’ailleurs,en
parlant de Sigur Ros, commençons par eux pour parler des Eurocks. Selon moi, et
malgré des conditions sonores pas forcément adaptées, les Sigur Ros ont signé
le plus gros concert de ces eurockéennes. Ils ont d’ailleurs reçu une ovation
qu’aucun groupe n’a reçu durant ce festival, ce qui me fait dire que je ne suis
pas tout à fait seul à partager cet avis…Pas de blabla, je ne vais pas me
débattre avec les mots pour dire à quel point sigur ros est un phénomène
scénique. Le seul groupe que je peux voir trois fois en moins d’un an !!!
(Allez les zomis, viendez avec moi à l’Olympia jeudi soir, il reste encore des
places…).
A coté de
Sigur Ros, deux performances m’ont épaté plus que les autres : celles de
Mogwai et de Morrissey. Je n’attendais pas avec une fébrilité délirante ces
deux «références» mais il faut bien admettre que le papy Morrissey
et les grognons Mogwai méritent leur statut… Impeccables et intègres, chacun
dans leur domaine, ils font ce qu’on attends d’eux, sans fioritures…Pas de surprise, juste un
engagement mêlé à une perfection dans l’exécution. Dommage que le public
eurockéen ait accueilli aussi froidement le chanteur des Smiths qui n’a pas
manqué d’ironiser durant le concert sur son absence de popularité dans le pays
de Voltaire ( qui est aussi le pays d’Anais…on va y revenir…) Dommage aussi (et cela relativise un peu l’engouement) que mogwai succombe parfois au meublage avec des fausses compos a l’image du morceau de cloture….
Il ne faut jamais
craché dans la soupe car parfois, quand on vise mal, ça tombe dans son yop.
Voici une parole hautement philosophique par laquelle je me repens d’avoir
violemment vilipendé deux groupes qui m’ont vraiment fait passé un bon
moment : Dyonisos et Daft Punk. On peut dire que ces groupes ne
m’intéressaient pas énormément a priori. Mais l’un comme l’autre m’ont
gentiment corrigé…Dyonisos présentait une interprétation des chansons de leur
dernier album accompagné d’un orchestre/ chœur de 60 musiciens…Bien que les
chansons (depuis western sous la neige)
ne me parlent pas vraiment, je dois reconnaître que la réputation de dyonisos est
justifiée : c’est un groupe de scène fabuleux. Quant à daft punk, si les disques du duo au
mieux m’amusent au pire m’emmerdent, leur prestation scénique dans sa
grandiloquence visuelle et sonore est le remède essentiel à la fatigue du
festivalier à 3 heures du matin…Un mix assez cohérent et construit pour
permettre de danser mais assez imprévisible pour surprendre. L’équilibre entre
cohérence et surprise est délicat et les daft punk le maîtrisent…
Je
passerai assez rapidement sur l’essentiel des autres concerts qui offrent ce
qu’on attends d’un concert en festival : un show, une ambiance, un son
approximatif,…Bien sur, c’est Depeche Mode que j’étais le plus ravi de voir sur
scène. Gahan est le showman par excellence…Alors quand il joue devant public
qui apprend que l’équipe de France a battu le Brésil, c’est délirant…Le mieux,
c’est sans doute ses petits « yeah » hurlé a tout bout de champs…c’est
la seule chose qui n’a pas changé depuis 15 ans (écoutez le live 101, vous
comprendrez…) . Dominique A s’est fendu, comme il le dit lui-même, d’un
exercice de «tatapoum » assez jovial qui rompt avec son
protestantisme habituel… un concert léger a destination du public qui ne le
connaissait pas ou pas trop, sans doute. Enfin dans le rayon réminiscence adolescente, les
Deftones tiennent toujours la baraque dès qu’il s’agit de jouer hardcore
(Swords)… Par contre, lorsqu’il faut jouer dans un registre plus power pop
époque white pony, les américains sont moins pertinents… Chino Moreno a gagné
en charge pondérale ce qu’il a perdu en capacité vocale, dommage…
Enfin,
conclusion en forme de défouloire. Je reste assez compatissant à l’égard de
l’autoflagellation du public qui, semble t-il, apprécie par moment se faire
mépriser avec forme et cordialité… Katerine est drôle…Il chante mal mais vous
comprenez « c’est fait exprès ». Il fait crier à trois reprises à
10000 personnes « on est des imbéciles » mais vous comprenez,
« c’est du quatrième degré »… Il adore regarder danser « les
gens
», et surtout les « chômeurs », admet-il en désignant du
doigt son public… Katerine est un terroriste, il l’a toujours été et c’est pour
ça que je l’adorais. Il méprise le marché, le vulgaire, le facile comme peuvent
le faire beaucoup d’artistes que j’apprécie… Mais c’est un terroriste qui
désormais s’attaque aux civils… Katerine, c’est un peu un Arnaud Michniak
(programme) qui substitue le mépris d’autrui à la haine de soi, et le second
degré au souci de la précision et de l’exhaustivité… Le mépris d’autrui et le
second degré sont l’ennemi de la musique…A moins peut être que je sois
totalement dépourvu d’humour… Anaïs quant à elle est la musique ce que Ségolène
est à la politique : grosso modo, le vide, le buzz insensé. Jamais je n’ai vu plus
consternant de nullité. C’est la première fois que je dis ça dans ces pages
mais, cette fois-ci, il n’y a pas de compassion qui tienne. Anais est le
symbole du mépris général de certaines maisons de disques pour l’auditeur/
consommateur. Techniquement, c’est nullissime : la demoiselle utilise un
sampleur-loopstation et est incapable de caler correctement une seule boucle.
Devant plus de 10 000 personnes, elle commence un morceau puis s’arrète
parce qu’elle s’est ratée !!! je passe sur la justesse du
chant…Musicalement, c’est inconséquent. Les chansons n’ont ni queue ni
tête…elles sont d’ailleurs si peu nombreuses que la demoiselle est obligée de
combler au moins un tiers des 40 minutes de show (le plus court ) par des blagues et autre
patati patatata…Pathétique.
Allez, oublions ça, sigur ros, c’est jeudi, à nouveau…

Réminiscence
posté dans : pumuckl écoute

gregor_samsa.jpgJ’ai pour la première fois entendu parler de Gregor Samsa, à
l’époque de la sortie de leur  EP 27:36, en parcourant le Webzine ADA… Disque
de l’année pour les internautes fidèles de mon site adoré, cela avait suffit à
me mettre le scarabée dans le tympan. Malheureusement, le marché français est
ainsi fait que je n’ai jamais réussi a mettre la mimine sur le disque convoité
et ai du me contenter du bel extrait qui figurait sur le volume 3 des compilations
du webzine susnommé. Je me suis donc empressé d’acquérir le premier long format
des américains, 55:12, sorti il y a quelques semaines maintenant.  

55:12 est un album de 8 plages pour un peu plus d’une
cinquantaine de minutes. Formellement, il serait audacieux, voire « pétouilleur »
( euphémisme de « péteux ») de ne pas parler de « post-rock » à
propos de ce disque tant 55 :12 puise dans les conventions du genre…De
magnifiques guitares éthérées, une section de cordes tout en nappe, un duo de
voix haut perchées, une section basse-batterie discrète mais sachant succomber à
la martialité par moment, le tout lié par un océan de reverb et de délais…
Grégor Samsa évoque a tout moment Godspeed ou a silver mount zion pour le
rapport entre les guitares et les nappes de cordes, L’altra pour le mélange
raffiné des voix féminine et masculine, sigur ros pour les envolées soutenues
par une batterie appuyée… En d’autres termes, 55 :12 ne bouleverse pas les
conventions. Pour ainsi dire, il ne surprend jamais. Pourtant ce disque est
impressionnant. On s’engouffre dans ce paysage avec confiance, en terrain connu.
Mais on y découvre un panorama plus impressionnant que jamais, un ciel plus
dégagé… Pour être plus terre a terre, tout y est, les apesanteurs planantes,
les moments de tensions, les explosions de violence…tout ce qui a fait que j’ai
aimé compulsivement le post rock est synthétisé dans ce disque avec une
cohérence qui ne m’est jamais apparu aussi limpide. 55:12 prouve que les
conventions post-machin-chose sont aujourd’hui sédimentées et qu’il s’agit
aujourd’hui non d’innover mais d’exceller au sein de contraintes formelles lentement
construites. C’est un peu le début de la fin en quelque sorte…Les Gregor Samsa
ne sont pas des génies. Ce sont de respectueux mais excellents élèves. Qui offrent
l’album dont les fans de Godspeed et ASMZ rêvaient il y a trois ans. Enorme.  Pour s’en convaincre, penchez vous sur le
morceau young and old, parmi mes préférés, téléchargeable ici.

Dans un tout autre style, et plus spécialement pour les
blog-artiens qui manifestent leur passion pour Sleeper et compagnie, signalons
la réédition de tous les CD du groupe américain Will Haven et en particulier de
WHVN, dernier album en date, sorti en 2001, je crois. Je parlais de contraintes
formelles juste au dessus…et bien la, pas de chichi c’est du hardcore comme on
en fait que de l’autre coté de l’océan. Du lourd, du décomplexé, du sombre.
Quand la colère devient belle et physique. Enorme aussi.

1448 jours à attendre 10000 jours
posté dans : pumuckl écoute

Les choses sont ainsi faites que nous attendons toujours un possible sans contenu identifiable, probabilisable, concevable. 2 mai 2006, voila donc 10000 days, 5ème album de Tool. 11 plages, 76 minutes.
File d’attente à la caisse de gibert, 18 heures. Un costume cravate. Un abruti de Sciences-po. Une goth bien goth. Tous les 3 avec le même CD dans les mains. Sur les trois présentoirs de 7 ou 8 CD consacrés à 10000 days, deux sont déja vides. Pas de commentaire. Parce que Aenima (1996) et Lateralus (2001) n’ont jamais quitté mon top 10 et que je ne peux plus critiquer (au sens neutre) Tool, en tout cas pas en 2 écoutes. Impressionnant. Violent, sombre. Tool est aujourd’hui dans une situation inconfortable, avec pour seule concurrence leur propre passé.
Rendez-vous le 28 juin au Zenith.

back from wherever
posté dans : pumuckl écoute

Comme David nous le dit ici, l’album de David Fakenahm est "enfin" disponible. Il s’appelle back from wherever et contient 10 titres. Vous y entendez les doigts agiles de votre serviteur violenter sauvagement sa gibson Les paul studio sur trois titres… Compte tenu des conflits d’intérets évidents, des soupçons perpétuels de partialité, je  ne vous dirais pas que je trouve que ce disque est une tuerie, que winter is warm est une chanson dont je ne me sépare plus depuis 4 mois, que just for few dans ma clé MP3 a du me faire passer une bonne tripotée de fois pour un neuneu dans le métro, que elevator me fait redécouvrir le headbanging , etc… Je vous dirais seulement que je suis tres fier d’avoir posé quelques pistes et fait le "pousse-bouton" sur ce CD. Merci, brother,de la confiance!

They follow him, through disturbed skies, he will lead them, where winter is warm…

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