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Blog de post avant garde qui casse les prix et parfois l’ambiance

Archives pour 'pumuckl écoute'

Des hauts et des bas
posté dans : pumuckl écoute

 
 
 
 
 
 

lou.jpgUn peu déçu de ne pas avoir pu profiter de façon détendue du
concert de Lou le 31 Mars, cette dernière jouant juste avant moi, je me suis
penché sur son CD au calme de mon appartement et de la file d’attente de la
bibliothèque du centre Pompidou (c’est dire si j’ai pu l’écouter
tranquillement)… Commençons par du factuel et de l’objectif. Des hauts et des

bas est le deuxième album de Lou. Les 9 chansons en français sont enregistrées
et produites par Dimitri Tikovoi, cerveau de Trash palace (si si le truc que
tout le monde a écouté parce qu’on y entendait Brian Molko et Jean-Louis
Murat…) et, pour l’occasion, orfèvre de l’électronique. Ces présentations
faites, poursuivons…

Il est bien difficile de synthétiser en quelques mots
l’univers de Lou… Voilà en tout cas une « dame » qui ne laisse pas
indifférent. Cachée derrière des lunettes noires contrastant avec sa blondeur,
Lou dégage une sorte de mysticisme, entretenu par sa discrétion, qui engage le
respect des plus sceptiques…il se dégage quelque chose mais on ne sait pas trop
quoi, on ne sait pas toujours par quelle porte rentrer, s’il faut sonner, taper
à la porte, s’essuyer les pieds ou dégueulasser le tapis… Un peu comme si on
rentrait dans une petite ferme délabrée et isolée en grosse pierre carrée avec
une porte dorée et des gros rideaux rouges (ouais rouges !)… Pour plaisanter
(j’espère que mon humour ne vexera pas l’intéressée !), je disais hier à
une charmante personne plutôt sceptique que Lou, c’était une sorte de Brigitte
Fontaine pas défoncée. Vous allez me dire, que reste t-il de Brigitte Fontaine
sans la défonce…je vous dirais, si vous me posez cette question sournoise,
qu’avec un effort d’abstraction et de formalisation idéal-typique, vous devriez
voir où je veux en venir ! Plus sérieusement, il y a chez Lou un mélange
particulier d’érotisme et d’ascétisme. Il est question d’amour, certes mais
d’ « amour vide »… Il est question d’un tango mais d’un tango
passé dont seul le souvenir est obsédant. Chacune des chansons de l’album est
un moment de suspension, d’attente…La narration n’a donc pas sa place (car la
narration suppose une chronologie, une horloge irréversible…tiens ça me fait
penser à un œil, ça…) .  Des hauts et des
bas
, comme l’indique le titre, est un disque spatial, dans lequel l’auditeur
cherche sa place, s’installe, se relève et se repositionne pour enfin
comprendre que le fauteuil bouge et change de forme sous ses fesses…le confort
est a peine effleuré qu’il faut
retrouver une nouvelle position… De façon tout à fait subjective, peut-être paresseuse,
je m’installe avec une délicatesse particulière dans corps et âme…
je suis prête pour
l’enfer/ brûlée vive dans ses flammes/ j’ai déjà souffert/
Dors bien/ je
m’enfuis/ que la vie prenne soin/ de toi/
je t’ai cherché en
enfer/tu n’y es pas/ on n’y croise que des regards/ qui brûlent déjà
…
Ce titre, dans son ambiance, sa composition, me procure la
même impression que I see a darkness
de bonnie prince Billie…C’est ça, oublions Brigitte Fontaine, pensons plutôt à
will Oldham au féminin mystérieux… Une claque qui s’écrase sans bruit sur le visage en le déformant comme un masque de pâte à modeler.
 

Trois fois
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logo_live1.jpg6 Mars 2006. C’est la troisième fois que j’achète un album de Dominique A le jour de sa sortie…

Sans vraiment d’enthousiasme débordant, tout sera comme avant n’ayant jamais réussi a occuper ma platine de façon vraiment assidue… Avant même toute écoute, une chose est sure: ca valait le coup de quitter Labels, car ca fait bien longtemps (depuis Remué…) que le sieur A n’avait pas signé un album avec une jolie pochette ( le précédent remportant la palme de la pochette ascétique protestante pas belle…). N’y allons pas par plus d’un seul chemin, Maitre A prouve en 11 morceaux qu’il n’a pas perdu l’envie et qu’il reste seul au dessus du troupeau…L’Horizon est le disque qu’on espérait plus vraiment…Il se démarque de son prédecesseur par une cohérence et une homogénéité a tous les niveaux. Cohérence dans les textes qui, sans virer "concept", s’appuient tous sur des champs lexicaux communs et souvent présents dans les précedents disques: l’eau, le lieu…Cohérence dans les orchestrations construites autour des musiciens fidèles ( Olivier Mellano, Sacha Toorop) et de la formation "jazz" (appréciez le poids de guillemets) qui l’avait accompagné de facon magistrale pour la précédente tournée… Cohérence dans la production enfin, Dominique Brusson aux manettes a réussi, comme il l’avait fait sur Remué, à donner un pate à ce disque, un son identifiable et personnel…la cohérence ne suffit pas à faire un bon disque, Maitre A le sait bien… Il nous offre donc des compositions et des textes, comme a l’habitude, irréprochables…Notre faussaire qui, dans l’exploration de sa mémoire neuve, confiait aimer tout ceux qui voulait se faire aimer, a pris 10 ans dans la face: il est aujourd’hui notre pleureuse, le "plombeur de ses dames", le "consolateur" qui n’a pas tout perdu du "larbin" mais qui sait coller des torgniolles en passant ( car c’est avec un plaisir ostensible que notre pleureuse officie "dans l’arène gauloise, où le pathos agace, ceux qui craignent de voir, leur propre peine en face"…). Et puis, je ne sais pas comment vous dire que la rue des Marais est une chanson gigantesque…Il neige ce matin, la pierre embourgoisée, accueille sourcils froncées, la belle intruse blanche, qui me fait m’étaler, je pleure comme un dimanche, plus tard j’écrirai tout, quand je saurai viser, viser rue des Marais, la télé allumée, la vie qui démarrait … Des chansons biographiques, j’en ai entendu des tonnes…rarement avec une telle intensité. Dans ce jeu d’équilibriste délicat qui consiste a plonger dans le pathos sans heurter la vulgarité, Dominique A est bouleversant car il plonge profond sans jamais laisser entrevoir une seule seconde la possibilité de croiser la sorcière repoussante…Ce n’est, tout compte fait, pas une question d’équilibre, c’est une question de mot juste…

6 Mars 2006. C’est la troisième fois que j’achète un album de Mogwai le jour de sa sortie… Mr Beast est, pour une fois, lancé a gros renfort promotionnel. Promotion qui a le don de m’énerver car elle "Bourdieuse" assez vigoureusement: les articles de presse disent a peu près tous la même chose: ce disque est génial mais, bon, il ne risque pas de vendre beaucoup…Le comble du snobinard…Merci O grand journaliste, d’éduquer la plèbe de ta lumière esthétique…Ceci dit, les pti gars de mogwai n’y sont pas pour grand chose si les chroniqueurs de Libération aiment bien leur disque… Passons… Mogwai donc continue de surfer sur son image d’intransigeance et de groupe pionnier du post-rock pour récolter les dythirambes…et honnêtement, je ne comprends pas trop les chroniques que j’ai pu lire a propos de ce mogwai…On nous annonçait un renouvellement et Mr beast est un disque de Mogwai, identifiable, sans grande surprise… On nous annoncait un disque planant (Libération…) et Mr beast est sans aucun doute le disque le plus violent et le plus métal de mogwai… Bref, laissons Mogwai être un bon groupe, épargnons leur le statut de référence…
A noter, l’album est accompagné d’un DVD documentaire sur l’enregistrement du disque et, chose exceptionnelle, ces 40 minutes ne sont pas qu’un objet promo pour dire "mogwai, c’est génial"… Le film donne vraiment a comprendre le processus de création et la spécificité du travail de studio…Pour peu qu’on dispose d’un bagage technique, on percoit vraiment bien comment les morceaux de mogwai évoluent et se construisent…Tous les artisans de home studio devraient regarder ce DVD: c’est truffé de plans-débrouille, de petits détails techniques … Et puis, il faut dire que c’est assez épatant de voir un groupe dire dans le DVD qui accompagne un disque que le disque en question n’est pas leur meilleur…

OVNI
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Deux disques pour ceux qui ne courent pas franchement après les buzz…

J’ai découvert le collectif canadien  broken social scene, il y a trois ou quatre ans avec Feel Good Lost, album de post rock élégant et académique… A l’époque, le label constellation (qui vient de refaire son site…) jouissait d’une aura de légitimité underground absolument tonitruante (souvent à juste titre d’ailleurs) sur laquelle BSS a surfé. Placé sous le patronage précieux de Ohad Benchitritt, guitariste et membre clé de Do make say think, BSS n’avait pas eu de mal a trouvé un public dévoué a sa cause. Depuis les choses ont changé…après une collaboration relativement ratée avec steve Albini, Godspeed a splitté, constellation, depuis la fin de chronowax, n’a même plus de distributeur en France et ses nouvelles sorties passent aussi inaperçues que les numéros de magic…c’est sans enthousiasme qu’on a vu débarquer un nouveau disque estampillé BSS. Je me suis tout de même procurer ce disque en prévision du concert des canadiens à l’astrolabe…
Réaction: Il y a une vie après le post-rock. Car BSS offre un album éponyme étonnant qui sans renoncer à ses acquis et en gardant les mêmes musiciens, rompt avec les athmosphères éthérées des albums précédents et revisite l’histoire la pop. Difficile de ne pas penser à my bloody Valentine à l’écoute du CD, notamment par le sous-mixage caractéristique des voix souvent fluettes, et au contraire la densité (genre, tu les as vu mes gros compresseurs…) des guitares pour autant jamais aggressives ni sursaturées. Tout au long de ces 14 morceaux, les BSS manient des conventions a priori difficilement conciliables, pop, post rock, blues et même vaguement soul, sans jamais tombé dans l’immédiateté (en passant, le morceau intitulé 7/4, a mon avis parmi les plus efficaces de l’album, tire son titre apparement de sa signature rythmique: faire danser en 7 temps, c’était pas facile…) . Pas évident et même parfois un peu rude, voila un disque passionnant. La prestation scènique d’hier à l’astrolabe était quant à elle épatante en se démarquant de l’album par un jeu plus péchu, plus testotéroné…

Encore plus barré: drum’s not dead, 3ème album de Liars. J’avais acheté leur premier album dont j’ai oublié le nom et qui ne m’avait pas vraiment enthousiasmé. En pleine hystérie néo-rock (on était tous hystériques à l’époque…), ce disque était bien calibré: esprit punk, guitares tendues, voix constamment filtrée…si j’étais méchant (et je le suis, ca tombe bien), j’aurais dit que c’était un fugazi du pauvre, qui a épaté les popeux parce qu’ils n’ont jamais entendu de bons groupes de hardcore ou parce que liars criait moins fort que les bons groupes de hardcore. c’est sans enthousiasme que j’ ai vu débarquer un nouveau disque estampillé Liars (oh qu’est ce qu’on se marre avec nos figures de style à deux balles…)
Réaction: il y a une vie après la hype. Drum’s not dead est un disque qui ferait crier toute la presse au génie si c’était radiohead qui l’avait fait (ce qui ne veut pas nécessairement dire que le disque est génial…) D’ailleurs la voix du chanteur est de façon stupéfiante identique à celle de thom Yorke… Alors je ne sais pas quoi vous dire pour vous convaincre de jeter une oreille sur ce CD. C’est ce que j’appelerai du post-punk (et je suis assez content d’utiliser le préfix "post" en sachant ce que je veux dire précisément, avec évidence, ca change): il y a tous les éléments punk mais ca ne ressemble pas à du punk…complètement psychédélique, l’énergie contenue, les guitares dissonantes à volonté, les voix incantatoires et répétitives, … voila un disque qu’on aurait sans doute pu entendre dans les années 70 ou alors voir signer chez constellation sans que ca choque personne. Comme BSS, et plus encore, drum’s nor dead ne se laisse appréhender gentiment… ce CD me laisse dans la même expectative que Kid A à sa sortie…une bonne raison de lui laisser le temps de faire son travail…

update du post: chronique assez fidèle de l’album de liars dans popnews ici

Pour finir, allez télécharger la compilation ADA volume 9 ici.

les hasards du net…
posté dans : pumuckl écoute

Moi qui suis le premier à succomber au scepticisme à l’égard des discours sur "la magie internet", genre "plus rien de nous sépare, c’est génial", me voila pris à défaut. En effet, figurez-vous, mes bons amis, que j’ai un auditeur japonais (que je salue), habitant de kyoto, la ville du protocole PQ et de la chanson(;o), auditeur japonais donc qui m’a écrit pour acquérir les CD de pumuckl. Voila, qui méritait d’être signalé…
vinaya.jpgDe plus, par un hasard mailique dont la substance n’ a pas d’importance, je suis rentré en contact avec un jeune homme, artisan parisien de l’autoproduction, qui m’a gentiment envoyé son CD. Ce garçon s’appelle Vinaya, le disque qu’il m’a envoyé s’appelle "les valses" . Il vient de sortir un nouveau disque intitulé "les marges"… Si je prends le temps de vous en parler, c’est que le disque que j’ai reçu est absolument formidable. Pour synthétiser, Vinaya propose des chansons en français ainsi que des instrumentaux . Coté musique, l’atmosphère du disque est résolument accoustique et paisible, mélant harmonium (enfin je crois…), piano, guitare , quelques percussions chromatiques (xylo et compagnie), tout cela relevé par un soupcon discret de rythmiques électroniques, d’ambiances synthétiques et de voix parlées d’ambiance (extraits de film sans doute…) . Les harmonies et les arrangements m’ont assez spontanément évoqué le dernier the Album Leaf (ce qui, sous ma plume, est un compliment…). Surtout, l’ensemble demeure extrêmement dépouillé sans jamais lasser…Pour tout dire, moi qui suis adepte des morceaux à plus de 60 pistes, la simplicité d’apparence de ce disque me laisse réellement admiratif. Les textes, lorsqu’il y en a, sont en parfaite adéquation avec l’orchestration: sobres, mesurés, pudiques… le rapport à la narration est distant et évoque, par exemple, les tout débuts du label lithium et, ne nous privons pas , la fossette de qui vous savez… Bref, poursuivre plus loin dans la dythirambe n’apporterait pas grand chose à mon propos. Une nouvelle preuve que l’autoproduction est réellement passionante…
Retrouver des morceaux de vinaya sur le compilation ADA volume 7 (tiens donc…), sur la page mp3 de popnews et, bien sur, sur la page consacrée de son site (écoutez donc le jour se lève…).

syndrome jouvencelle gore
posté dans : pumuckl écoute

When I was a little boy I used to wonder
Just how old you’d have to
be to feel good…

Cela doit faire facilement 5 ans que cela ne m’était pas arrivé
d’acheter un disque après avoir entendu une chanson à la radio. Fatigué de France
Info, j’opte désormais pour le réveil Oui FM… Entre les horribles mickey
machin truc, les jours verts qui plagient le merveilleux mur d’oasis ou le
single désarmant de nullité de system of a down (qui pourtant m’amusent bien d’habitude…),
vient à résonner chaque matin une chanson qui fait mouche mais dont bien sur,
les rigolos d’animateurs ne disent jamais le titre…
Cette chanson, après
recherche sur internet, s’appelle Got none et est chanté par un pti gars norvégien qui
répond au nom sobre de Robert Post. Post, c’est le nom, mais pas la musique qui,
elle, est farouchement « in », pop(ouillarde)…   Alors,
les enfants, si vous voulez être tendance sur le long terme, surtout n’achetez
pas ce disque ! Je mets mon zizi à couper (oui parce que, les mains, on joue
de la guitare avec) que ce bonhomme aura un succès à la muse, à la placebo,
voire plus… C’est le beau gosse que votre distinction légitime de mélomane
pumucklophile aimera détester dans six mois tellement il fera chialer les ados…et
ce sera bien mérité. La pochette est assez révélatrice…une grande prairie qui
nous évoquera par exemple la pochette de l’album de girls in hawai, qui nous
évoque une pop bien sucrée…une prairie certes mais un peu rayée, comme celle d’un
stade… et surtout une prairie avec un orque collé artificiellement par dessus,
une sorte de sticker « sauvez willy » qui vient juxtaposer au génie
mélodique de Robert une touche maintream qui rappelle que pop vient de
populaire. Alors, voilà, dans 6 mois, j’aurais honte d’avoir écrit ce petit
truc. En attendant, Got none est une merveille. Massive hit single, nous
annonce la pochette de l’édition anglaise.

Pour continuer à dérouter mes fans
éparpillés, sachez que Tool vient de sortir deux DVD, (vendus sans réduction à 10
euros, si c’est pas beau) qui contiennent entre autre deux longues vidéo de parabola et schism,
titres extraits du fantastique album lateralus, sorti en mai 2001… Réalisées par
Adam Jones, membre du groupe, il s’agit d’ animations en pâte à modeler,
aussi belles techniquement que les films d’animation de Tim Burton,qui nous
plongent dans les cauchemars assez morbide, il faut le dire, de son créateur. Quand
on mèle la musique du groupe de métal le plus savant et pointu en activité à
une création visuelle tout aussi exigeante, on obtient un résultat stupéfiant. Nouvel
album cette année.  

2005
posté dans : pumuckl écoute

Si les grands esprits se rencontrent, alors je suis un simplet car contrairement à un vénérable camarade, je succomberai (comme un autre camarade d’ailleurs) au souci d’ordonner et de hiérachiser mes affections discographiques de cette année 2005. Mesdames, mesdemoiselles et messieurs, le podium en image, sous vos applaudissements.

1) Sigur ros/
Takk
:
Loin devant. Un disque, comme le précédent, que la critique parisienne a encore une fois sous-estimé. Le seul disque qui supporte d’être écouté une fois par jour depuis le 12 septembre, un des seuls disques qui musicalement et techniquement m’épate à toutes les écoutes, un des seuls disques qui laisse l’impression d’imposer de nouvelles conventions. Confrontation du post-rock caverneux, de la pop légère, de l’electro, du contemporain répétitif dans un tout d’une cohérence indéniable. Une ambition unique.
2) Sufjan
stevens /
Illinois:
Bon ben voila un petit gars qui coiffe tout le monde sur le terrain de la hype critique… Subrepticement et sans le renfort des gros médias, l’ami stevens a imposé illinois comme " the buzz". A contrario de sigur ros, lui, il m’épate dans sa façon de manier le fil a couper le beurre (comprenez de jouer avec les conventions pop séculaire sans sonner copiste) et a scuplter des petites fées dans la pate jaune. La Classe.
3) Paul Mc Cartney/
chaos and creation in the backyards:

Rien à ajouter. Monsieur Pop te ponds 13 perles pop.
4)Matt
Elliott/ Drinking songs:
Un disque étonnant d’austérité, de simplicité, de recueillement. Je le répète, si sommeil léger doit a un disque, c’est à celui la.
5)Arcade
Fire/ funeral:
Buzzzzzzzzzzz. Tout a déjà été dit sur Arcade Fire. Mon premier disque acheté en 2005…je dis ca juste pour me la péter.
6)Poney club/
gusty winds exist:
Du Post rock certes, mais du post rock qui tabasse et d’une, qui s’affranchit des formes du genre et de deux. Poney club n’est pas un tortoise du pauvre!!!
7)Nonstop/
roadmovie en béquilles:
Pour rire en famille…Je croyais qu’en distribuant ma photo à des tueurs a gage, ca me donnerait le gout des voyages. En voila une bonne idée.
8)Murcof/
remembranza:
Mon disque peine à jouir de l’année. Electronique, piano et quatuor a cordes pour un groupe Mexicain qui rappelle à Luis Mariano qu’il ne devrait pas s’époumonner comme ca, c’est pollué mexico, il va finir avec un cancer des poumons.
9)Idaho/ The lone gunman:
joker
10)Sebastien
Schuller
/ Happiness:
Bon ben, joker encore… Un premier album qui synthétise a peu près tout ce que j’aime. Un disque qui sait faire une place aux instrumentaux pour éviter d’être bavard, c’est appréciable.
11)Depeche
Mode/
playing the angel
Parce qu’on se refait pas…
12)Nine Inch nails/ With teeth:
Et pour finir, un disque qui m’a horripilé par moment mais qui sait faire mumuse avec tous les trucs un peu efficace que le rock US peut nous pondre et qui sait parfois s’aventurer sur des terrains inattendus. On oubliera l’autoplagiat de certains titres pour savourerle premier morceau et la fin du disque.


Annexe Méthodologique.
Pour opérer ce classement, j’ai employé des outils statistiques pointus et élaborés. Je me suis basé avant tout sur le critère dit de plaisir lui-meme évalué et objectivé à l’aide d’ indicateurs quantifiables que sont le nombre d’écoutes annuelles du CD évalué et le maintien des écoutes au cour du temps. Le biais naturel qui consiste a privilégier les items les plus récents a fait l’objet d’une rectification.
Cependant, pour ne pas favoriser les daubes efficaces et ne pas pénaliser les bons disques dans la catégorie"peine à jouir", j’ai pondéré le critère de plaisir par un critère d’estime musicale et technique.
En gros et pour résumer, c’est de l’escroquerie.

Depeche mode hiver et été.
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Messieurs Gore, Gahan et Fletcher ont la côte, l’humanité et
même la presse (qui est une partie de l’humanité, la bougresse) célèbre avec gratitude le sacre du groupe définitif
des années 1980. Le groupe qui en enregistrant Violator en 1990 a fait le disque
derrière lequel tout le monde (y compris eux mêmes) courait depuis 10 ans et
qui, par la même occasion, a clos la décennie des adolescences infinies (les
eighties, pour ceux qu’auraient pas compris…).

Playing the
angel, nouvel album.

On l’attendait c’est sur, mais de la dire à dire qu’on en
attendait quelque chose, c’est moins sur… En fait, il n’y a pas grand chose à
en dire, en tout cas pas plus que ce qui en est dit dans tous les magazines. Du
bon DM, mais pas du grand DM. La joie de retrouver le son électro des tout
débuts. L’admiration face à un tel travail d’orfèvrerie électronique dans la
production. La surprise de constater que
David Gahan sait écrire des chansons et peut-être parmi les meilleures du disque
(nothing’s impossible). Le plaisir d’écouter des nouvelle perles de Martin Gore
(Precious). L’indulgence face à quelques morceaux (très) en dessous (damaged
people
). Au final, ce qu’on retiendra, c’est l’éternelle adolescence qui n’en
finit pas de se finir depuis 20 ans…Things get damaged, things get broken, I
thought we’d manage, but words left unspoken, left us so brittle, there were so
little left to give
…A l’écoute de ces paroles (precious), on croirait réentendre black
celebration
, ce moment où les anges comprennent qu’ils vont déchoir et devenir
des adultes. Un retour en arrière ? Pas vraiment, Les anges nostalgiques
savent aujourd’hui qu’ils n’en ont jamais été, ils jouent…

Playing the angels.

La célébration continue avec la sortie du nouvel album de
Sylvain Chauveau, down to the bone, dont le sous titre, an accoustic tribute to
depeche mode
, précise le contenu. SC réunit ici l’ensemble nocturne (quatuor a
cordes, clarinette, piano…) avec lequel il avait enregistré nocturnes
impalpables
et des plumes dans la tête, pour présenter des reprises douces et
dépouillées de titres de DM. On pourrait croire qu’étant à la fois amateur des
œuvres solitaires de Sylvain Chauveau et fan dogmatico-frénétique de depeche
mode, j’accueillerais conquis et bienveillant cette œuvre…C’est sous-estimer ma
dogmatico-frénésie ! Connaissant par cœur tous les titres et leurs 400
remixes et étant attaché à l’intégrité des saintes prophéties de Martin Gore (trop respectueux, je suis…),
c’est avec la suspicion du père découvrant son gendre que j’ai écouté la
production du soupirant. Et ce d’autant plus que SC ne s’atèle pas aux titres
les plus obscurs des anglais : presque uniquement des titres sorties en
single ou en maxi, y compris never let me down again et enjoy the silence. Je
n’oublie cependant pas la mansuétude et la modestie obligatoire que doit
afficher celui qui risque le retour de bâton… (sous entendu, les reprises de DM, ca
ne vous aura pas échapper, j’ai donné…enfin peu importe comme on dit en
français ;o). Venons en à la musique. Voilà un disque globalement bien
mené, pas franchement surprenant (mais ça n’était certainement pas le but)…Plus
(ou moins…) qu’une réorchestration, voilà une interprétation. Alors
l’ignoble chipoteur que je suis aura parfois été frustré…Notamment (désolé pour
les non initiés) dans Home, mon titre préféré sur Ultra, j’aurais bien aimé
retrouvé ce passage de suspension génial lorsque Martin Gore dévoile la
puissance de son organe vocale sous-usité : on my first breath… Sans doute
limité par sa voix, SC choisit la retenue, peut être trop présente dans
l’ensemble de ce disque. Je pourrais en rajouter, dire qu’enjoy the silence est
décidément une chanson sur laquelle il est difficile de ne pas se casser les
dents, ce serait injuste… Car en piochant de façon très équilibrée dans 7
albums (chansons de1984 à 2001), Sylvain Chauveau nous livre une lecture
réussie de l’œuvre de DM et montre une nouvelle fois que les chansons de Martin
Gore n’ont pas besoin de fioritures pour sonner dans leur pureté. Une œuvre de foi peut- être, de
dévotion sans doute.

Mention spéciale à la reprise de never let me down again, à télécharger sur le site de Sylvain Chauveau.

 

Qui dit rentrée dit nouveautés…
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Qui dit rentrée dit nouveautés.
Après m’être épanché copieusement et sans retenue au sujet de disques qui
n’avaient franchement pas besoin de moi pour bastonner le score, je vous
présente, chers visiteurs, les quelques disques plus confidentiels ou du moins
plus discrets qui occupent avec plus ou moins d’assiduité ma platine CD.

 buck.jpg

 
 
 
 

Je passerais vite sur le plus si
récent nouvel album de Buck 65, secret house against the world. Sans que ce
disque soit renversant, il est pour le moins original. Le monsieur fait du hip
hop avec des arrangements farouchement pop dans l’esprit et des textes qui,
loin des poncifs rebelles (ou la, je sens l’exaspération de certains…) font la
part belle a la poésie et a la sensualité. 3 morceaux vraiment géniaux à mon
gout. Premièrement, devil’s eyes, pourrait presque être un titre d’arcade
fire…tout est dit ! Ensuite, corrugated tin façade montre qu’il est
possible d’orchestrer du hip hop dans la douceur et de façon véritablement
composée. Enfin, Drawing curtains, dans le même esprit, avec son refrain mi
français mi anglais partagée syllabe par syllabe entre buck 65 et sa compagne, est ouaaaaaaaaaou…ça me
fait penser à la scène de l’audition dans Mulholland drive, quand Naomi Watts
donne la réplique au vieux comédien hasbeen. Par contre, le performance live
m’a assez déçu : la musicalité du disque inviterait la présence de
musiciens…

Ceci dit, j’en viens à trois
disques instrumentaux (oui parce qu’à lire mon blog depuis deux mois, on a du
mal a se souvenir que pumuckl a fait de l’electro et du post rock…)

 

D’abord, ma grosse surprise de
cette rentrée est remembrenza de Murcof… Associant avec égale importance
quatuor à cordes et piano d’une part et électronique d’autre part, Murcof
propose un disque fascinant, angoissant, sombre, glacial qui évoquera plus
certains albums d’aphex twin que silver mount zion. Les neufs plages du disque
évoluent dans la nuance…Pas d’envolée lyrique, pas de grande nappe harmonique,
le disque invite l’auditeur à utiliser la loupe pour percevoir les variations d’émotions.
Murcof est donc dans la retenue mais réussit à ne jamais ennuyer (pour peu qu’on
écoute le disque avec attention). Génial.

Pour éviter toute suspicion de
corruption, je présenterai vite l’autoproduction de mes chouchous
stéréogrammes. Les trois titres de ce premier EP (de 2004) sont enregistrés
live, ce qui est en fait assez révélateur. Le post rock est ici véritablement
musique vivante et improvisée, il ne s’envisage pas autrement que dans le jeu
en commun. Si ce disque suscite vraiment beaucoup de plaisir à l’écoute, il
reste cependant avant tout une invitation pour le live…Donc le 13 novembre
à la guinguette pirate avec, si si si, explosion in the sky (dont le premier
album vient d’être réédité d’ailleurs). Soit dit en passant, j’ai quelques exemplaires de cet objet à vendre pour ceux qui me croisent et que ca intéressent…

Enfin, bien que ce disque déçoive
un peu mes espérances sur la longueur, jetez donc une oreille sur Don’t look back, nouvelle
production du label noise digger. En tout cas, noise digger après la chanson
d’arman méliès, la pop d’exsonvaldes, le post rock de poney club, rajoute
encore une corde a sa harpe en signant un groupe aux influences hardcore et
electro revendiquées…un activisme musical remarquable.

le mot juste.
posté dans : pumuckl écoute

A consulter sur a découvrir absolument, une interview précoce de nonstop, projet solo produit par Arnaud Michniak, accompagné sur scène par la section rythmique de diabologum dernière époque(!!!) et dont la sorti chez ici d’ailleurs est prévu pour la mi-octobre… Bon, pas de blabla pour l’instant, j’ai écouté trois morceaux ce qui, compte tenu de la densité du propos, est un peu court pour formuler un jugement. En tout cas, le bonhomme a de la répartie et a une phrase de grande pertinence dont l’ambiguité est, pour le dire bourgeoisement, délicieuse/
ADA: penses-tu qu’il y un avant et un après #3?
Nonstop: un avant, c’est sûr! un après…

approfondissement pumucklien ici.

rerepenti: syndrome
posté dans : pumuckl écoute

A ceux qui en doutaient encore, les pics lancées a papy mac cartney au termes de mes éloges de sigur ros ici, sont pure mesquinerie taquine…"Chaos and Creation in the Backyard" est sobre, il s’abstient de déclencher les passions adolescentes exacerbées ou d’épater la galerie, mais c’est un disque formidable dont la pochette retranscrit parfaitement l’esprit et la teneur: Paul en 1962, chez ses parents avec sa guitare. Retour aux sources et à la légereté.

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