adieu BA
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Blog-art part en eau de boudin…
en attendant:
http://pumucklblog.wordpress.com… pas de musique la bas mais des nouvelles….
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On ne me le pardonnerait pas. Pumuckl, l’adorateur de yaourt nordique, le castra du sud-est parisien, le tristounet des plaines, bref le pumuckl de Carbone capable de voir Sigur ros 3 fois en une année ne vous a toujours pas évoqué le cinquième album de ses islandais préférés…
Alors oui, comme d’accoutumée, j’ai acheté le nouveau Sigur ros avec entrain le jour de sa sortie il y a un petit mois… Et alors… Ben, voila, c’est un peu ce que j’attendais, sans plus. Ces islandais doivent avoir dans leurs gènes musicaux quelques choses qui les connectent directement avec mes passions adolescentes, car comme à d’habitude, j’ai un plaisir immédiat et naïf a entendre un tel album… Mais force est de constater que j’objective de plus en plus le coté naif de mon affection pour Sigur Ros car mes critères de musicalité me force à reconnaître que, loin de faire leur révolution comme on aurait pu le croire à l’écoute du formidable premier single gobbledibbok, le quartet reste en terrain connu, voir en autoplagiat par moment. Le début de l’album est en tout point formidable et explore la dimension « hoppipola » du groupe, je dirais : se succèdent une poignée de chansons carrément pop, emmenées et dynamiques, (plus consensuelles, en un sens) qui rappellent le fameux deuxième single de « Takk » jusqu’à présent assez isolé dans la discographie de sigur ros. Mais ce vent de nouveau retombe assez vite avec « festival » qui est a peu près l’image parfaite de ce qu’a pu être sigur ros ( la conclusion assez pompière du titre a du mal a effacer le sentiment de déjà vu, toutefois agréable, que laisse la première moitié)… L’album s’écoule ensuite sans lasser, mais sans surprendre, un peu plus acoustique sans doute qu’a l’habitude, rappelant bien souvent le passé dans l’écriture et l’arrangement. On se demande vraiment à quoi a servi Flood, à la production, a part à jouer les pousse-boutons de luxe… Le son est beau mais exactement le même que d’habitude…Dommage même, en choisissant d’enregistrer dans 4 studios différents, la logique d’album homogène faiblit parfois pour laisser une impression compilatoire. Un album pas du tout baclé mais fait néanmoins très rapidement quand on se souvient quand a fini la dernière tournée… Bref, un disque qui complète une belle discographie, sans la transcender… et qui tourne en boucle, quand même.

Sabotage 79/Kuta/Rain/Dolores /Urban Sailor /Hot Flowers /Insert Silence /Serge Parys /Minus Clay /Hannah /Dominique Pascaud /In Extenso /Querencia /Ego /Pumuckl /Mercutio’s Dead /Untel /Thomas Bel /Dead Pen Scenario /#2 Orchestra
Voici enfin la première compilation du colectif caravan. en vente sur le site ou aupres de moi même, 10 euros port inclus.
Rabat joie, c’est ce qu’on pourrait penser de moi si je déballais toutes les déceptions qui suivent mes acquisitions dicographiques du moment… Une masse de décéptions héxagonales relatives (on attendais mieux…) ou radicales.
D’abord le dieu sacré, Bashung et son bleu pétrôle. La presse est unanime pour crier au chef d’oeuvre, avec ce brin de contemplation malsaine et complaisante lié à l’état de santé du monsieur. Personnellement, je me sens obligé d’y voir de la complaisance tant ce nouvel album ne supporte pas un début de comparaison avec fantaisie militaire ou l’imprudence et tant Bashung écrit peu sur ce disque..Certe, certains titres rapellent le meilleur (vénus…), certes la collaboration avec les jeunes loups (Arman mélies, G Roussel de Louise Attaque) apporte parfois une fraicheur naive au vieil homme… Mais ca ne suffit pas à faire oublier les métaphores lourdingues (quand le rose à des reflets bleus dans résidents de la république, ou d’autres trucs dans le genre), les orchestrations parfois pompières, les longueurs…La palme de l’insupportable sera decerné à comme un légo, un titre long de neuf minutes pourtant écrit par un Gérard Manset très inégal… Je dois être plus snob que jamais mais cette chanson résonne pour moi dans un vide musical affligeant avec sa mélodie sans relief, ses formules horriblement variété… Ne partez comme ça, M. Bashung.
Poursuivons dans le même cercle avec le casino d’Arman Méliès. La encore, j’ai acheté sans hésitation ce disque, fort de la confiance que m’inspire le jeune homme. Et bien, sur ce coup-la, je ne suis pas…Au dela du fait qu’Arman mélies ne bouge pas d’un micro iota son écriture, son style, ses thèmes, son phrasé, son intonation par rapport aux deux albums précédents et annihile toute surprise, Casino est tristemement beaucoup plus faible que Tortures volontaires. Le titre éponyme, en ouverture, pourtant laisse présager un album de bonne facture mais tout se gate bien vite…je ne sais pas comment dire, mais il ne convainc pas. Ses textes semblent disciplinés, travaillés, lourds…laborieux, c’est le mot… les mots choisis semblent parfois collés pour l’élégance du phrasé sans considération de leur sens premier. Tout ça ne fait pas un mauvais disque mais laisse un sentiment d’inspiration fatiguée et tristement consciente.
“on en est encore là”. C’est ce que nous annonce Michel Cloup en titre du 4ème album d’expérience désormais réduit à l’état de trio. Le titre est tristement révélateur. Expérience tourne en rond, ressace…Michel cloup comme Arnaud Michniak fait un disque bilan dans lequel il évoque ses désillusions… Mais la ou il échoue cruellement ou Arnaud Michniak nous fait pleurer, c’est que, contrairement à ce dernier, le bilan ne s’accompagne pas d’une remise en question, d’un changement de point de vue… Michel Cloup constate sa stagnation de l’intérieur… Il voit que la voiture n’avance pas mais ne sort pas du véhicule pour observer d’ou peut venir la panne (bon, on peut dire qu’arnaud Michniak est sorti pour se rendre compte que sa caisse est un tacot bousillé, je ne sais pas si son effort lui donne un avenir.). Bref la carrière d’expérience ressemble à une lente chute, à une inspiration etune envie qui s’épuise jusqu’a ce que les mots qui surgissent n’aient plus aucun sens. On s’ennuie ferme, on ne trouve plus la fulgurance verbale qui a caractérisé les moments de grâce de diabologum, programme et du premier album d’expérience.Même le son, pourtant sorti tout droit du studio de Steeve Albini n’est pas au rendez-vous pour relever la mayonnaise. Constat d’échec. L’héritage Lithium est presque soldé…
Quoique, reste encore Mendelson, qui avec “personne ne le fera pour nous“, me laisse esperer que tout est encore possible…ce sera l’objet d’un futur billet, moins désabusé.
les conditions n’étaient pas optimales mais j’ai donné…
Je serai en concert samedi prochain 16 février à paris au royal, au Royal, situé au croisement entre la rue Servan et la rue du Chemin Vert (Metro Pere Lachaise). Je jouerai 3 sets de 30 40 minutes chacun… soyez la des 19Heures…
set 1 : des reprises inattendues…
set 2: le set habituel carbone/ sommeil léger
set 3: le futur album, en version plutot accoustique…
bref, un bonheur pour tous les dépressifs.
Comme d’hab, je n’ai pas pris le temps de faire mon petit bilan de l’année passée… L’occasion faisant le larron, j’ai tout raconté dans une interview à lire ici. On dira que 2007 a été l’année de pause pour pumuckl…
Cela ne m’empeche pas de vous faire part de mes préférences de l’année… sans commentaire car au final, j’ai déja tout dit sur la question.
les indispensables:
1) Silverchair/ Young modern
2) Arnaud Michniak/ Poing perdu
3) Florent Marchet/Rio Baril
4) Interpol/ Our love to admire
5) Year zero / Nine inch nails
sans classement, les magnifiques suivants:
Boxer/ the national
eponyme/ The bird and the bee
eponyme/ the good the bad and the queen
23/ Blonde redhead
given to the rising/ neurosis
Les suivants sont ceux que j’ai pas encore écouter et que je découvrirai en 2008…
c’est ma tête qui était dedans quand j’ai écrit le post précédent… Pressé par l’envie de le publier vite, j’en ai oublié un des « disques » (les guillemets se justifient bientôt…) dont j’avais envie de parler. Epanchons nous donc sur in Rainbows de Radiohead. Parlons musique et parlons de l’engagement, de l’attitude, de politique, bref parlons aussi du reste qui a fait bien du bruit.
Parlons musique d’abord. Radiohead, c’est un peu les Beatles : avant de commencer à leur chier sur la gueule, il faut se lever de bonne heure et fourbir patiemment ses armes car toute critique envers les petits gars d’Oxford est vite assimilée au crime de lèse majesté ou à une manifestation de snobisme aigue. Mais, autant le dire tout de suite, je suis un connard snob, je trouve ce disque juste décevant et j’ai pas envie d’en pondre des tartines pour le dire. Non pas que le disque soit mauvais, loin delà… Mais il n’y a rien qui le démarque des albums précédents de Radiohead, ni même du reste de la scène actuelle. On a déjà entendu tous les plans, beaucoup dans hail to the thief… Pire, Radiohead me fait souvent pensé à d’autres groupes sur ce disque, ce qui ne colle pas trop avec leur étiquette de « référence ». Le seul titre que je trouve vraiment audacieux est faust arp, un acoustique déstructuré et très doux dans lequel on voit émerger une pointe de danger… Niveau son, idem, on ne retrouve pas un radiohead ambitieux : c’est très beau, c’est très propre mais si propre que cela en devient impersonnel. Je trouve au final que l’album solo de Thom Yorke, moins produit, était bien plus touchant, bien plus organique. Bref, radiohead est un groupe de gens normaux, qui ne passent pas leur temps à se surpasser et c’est une bonne nouvelle.
Parlons maintenant attitude…je passe sur les modalités de « publication » de ce nouvel album, téléchargeable à prix libre, le coffret à 60 euros et blabla… Encore, tonnerre d’applaudissement de la presse, « Radiohead fait un gros fuck à l’industrie musicale, c’est super et bla bla et bla »…Bon ben, désolé, Pumuckl est encore snob et ne mange pas de ce pain la… Je ne comprends franchement pas quel est le message de leur système. On peut penser ce qu’on veut des maisons de disque et notamment beaucoup de mal, il n’empêche que si radiohead est un groupe de superstars déifiées, c’est parce qu’ils ont signés 6 albums sur une major qui a mis un paquet de pognons sur leurs petites têtes… Bref, d’un point de vue « politique », je trouve que la démarche ne montre rien, si ce n’est qu’on ne peut se passer d’intermédiaires que quand on les a copieusement utilisés auparavant… Le système ne fonctionne ici que parce qu’une marée d’aficionados attendait un nouvel album et l’aurait acheté quoiqu’il arrive… On me rétorquera (on l’a lu souvent) que l’idée, c’était surtout d’offrir au consommateur un produit à sa juste valeur. La encore, je ne comprends pas le message… j’avais le choix entre payer ce que je veux pour des MP3 ou payer 60 euros pour le coffret… Et bien désolé mais ça été 0 euro pour les MP3 et sans culpabilité (car MP3= support merdique). L’enjeu aujourd’hui de l’industrie du disque c’est certainement de redonner à l’objet « disque » une nouvelle attractivité, de convaincre le consommateur que le disque est un bel objet qui mérite d’être acheté pour peu que le tarif soit décent. L’alternative que propose Radiohead est pour moi suicidaire. En proposant au « pauvre » du MP3, on banalise ce format antimusical (car compressé, car écouté sur ordi, car sans logique d’album, car insusceptible de ne pas disparaitre à moyen terme…) En proposant, à coté de cela, seulement un coffret à 60 euros, Radiohead, loin de réhabiliter l’objet disque, en fait un objet de luxe qui laisse de coté l’amateur de musique, qui a juste envie d’acheter un disque a un prix raisonnable, de le mettre dans sa chaine hifi, de feuilleter le livret, etc… Je trouve tout cela bien prétentieux.
Un petit moment que je ne fréquente plus ce blog, ni le net en général. Lassitude, sans doute. Pourtant, les derniers mois ont vu coup sur coup les sorties de nouveaux disques (souvent compilatoires, néanmoins) des plus fameux de mes maîtres, de mes chouchous de toujours… Panorama, depuis l’anecdote jusqu’au chef d’œuvre.
On commencera par Hourglass le deuxième album de David Gahan, chanteur tête de gondole des vénérables Depeche Mode. Le vieillissant David s’étant montrer capable du pire (son premier album…) comme du meilleur (suffer well, et nothing’s impossible sur le dernier album de DM, les toutes premières chansons qu’il a écrit pour le groupe, mettant ainsi fin à 20 ans de monopole de Martin Gore), j’étais un peu dans l’expectative… Au final, je dirais que ce disque a les gros défauts de sa principale qualité. Le point vraiment positif, c’est que David Gahan renonce à faire un (mauvais) disque de depeche mode en privilégiant un univers farouchement indus, qui lorgne indéniablement du coté de Nine Inch Nails, voire du Marilyn Manson époque mechanical animals… Le problème, c’est que passés les deux premiers titres, vraiment excellents, on a quand même l’impression de tourner en rond tant du coté des textes que du coté des compositions. Plus on avance, plus les références sont transparentes, jusqu’au plagiat par moment (« I just wanna use U », on fera difficilement moins Marilyn Manson…). Un disque divertissant. Rien de plus.

On continue avec la sortie conjointe du double EP (Heim/ Hvarf) et du DVD (Heima) de Sigur Ros. Je dirais bien qu’on peut difficilement juger l’un sans l’autre tant les deux objets sont liés. Le double CD d’abord. Sur le premier, on entend un live acoustique des islandais, puisant 6 titres dans les quatre albums du groupe. Sur ce coup, je trouve tout magnifique (sauf peut être le premier titre, un peu trop répétitif) : les titres choisis s’accommodent de façon évidente du format acoustique (on n’est pas dans un délire « unplugged » qui viserait a « forcer » les morceaux), puisque appartenant au répertoire plutôt « pop » du quartet. Les choses se gâtent avec le CD électrique qui compile des titres genre « B side » entendus souvent sur scène. On entend ainsi « Von », chanson du 1er album, réenregistrée avec les magnifiques arrangements entendus sur scène à chaque concert… En tant qu’amateur dévoué, j’attendais depuis longtemps une belle version de ce titre : les fans ont ce qu’ils voulaient, sans surprise. On retrouve aussi Hafsol, déjà présent dans la même version sur le maxi hoppipola. Pour le reste, il s’agit de vieux titres, que sigur ros ne jouent plus du tout et qui, parfois, sont à 100 km de ce qu’est le groupe aujourd’hui : le 3ème titre, très poussif dans son esprit post rock vaguement gothique, est de ce point de vue exemplaire. Bref, ce disque très court sent cruellement le fond de tiroir et la déception totale n’est évitée que grâce à la qualité de la production, très live. La déception vis-à-vis de ce disque est paradoxalement renforcée par les bonnes surprises du DVD : il faudra m’expliquer pourquoi les très beaux titres inédits figurant sur le DVD n’ont pas été mis dans le CD alors même qu’on retrouve dans le DVD toutes les prestations live qui figurent sur le CD : bref ca n’aurait pas couté grand-chose de faire un vrai beau et long live acoustique car la matière existait. Pour en finir avec le DVD, je résumerais ainsi : just for fan. Perso, j’adore mais les non initiés auront de bonnes raisons de s’exaspérer devant le coté roots et champêtre (c’est le moins que je puisse dire) de certains passages.
Dominique A. Lui aussi y va des sorties en masse : un live, un livre document, un coffret d’inédits… Bon, en aficionados, j’ai tout acheté. Et voilà tout est bien. J’ai eu l’occasion d’assister à une rencontre avec Dominique A dans une petite librairie Parisienne pour la sortie du livre « les points cardinaux »et ce qui me frappe, c’est que ce que j’ai perçu en participant à la petite discussion conviviale transparaît vraiment du livre et des disques qui viennent de sortir. Dominique A semble renoncer au mystère, il se livre de façon spontanée, de façon impudique mais jamais exhib…Tout ça est assez paradoxal. D’un coté, on a le sentiment d’un Dominique A très modeste, qui se réfugie constamment dans l’autodérision, dans le refus catégorique de se considérer comme un artiste. Jusqu’à publier une chanson enregistrée quand il avait 13 ans…D’un autre coté, ce déluge de sorties « inventaire » laisse parfois l’impression que Dominique A ne veut plus rien prouver…Comme il le disait dans cette librairie « je voulais faire 7 albums », et on se dit que le 7ème passé, Dominique fait une pause, et contemple le travail accompli, avec une satisfaction certaine… En tout cas, le petit Dom donne la à ses auditeurs toutes les clefs pour être mieux compris… Je pourrais parler des heures encore tant certaines phrases du livre, certaines tournures des chansons inédites m’ont marqué, ont conforté ou contredis mes petites théories sur Monsieur A… Mieux vaut arrêter la, ce sera mieux pour tout le monde !
Je finirai par Arnaud Michniak, qui nous est revenu avec un film réalisé par ses soins (appel ca comme tu veux) et surtout avec son premier album solo, poing perdu. Une chose est sure, l’adjectif le plus approprié pour qualifier ce CD et ce DVD est celui que l’on peut coller à tous les projets de Michniak : Radical. Pour autant, le chanteur de diabologum et de Programme ne reproduit pas le passé… Contrairement a ce j’ai pu lire. Nos amis chroniqueurs de la presse branchée, après avoir comparé a peu près tous les groupes merdiques de rock français à diabologum, (devenu le petit alibi underground des petits journalistes soucieux d’épater la galerie de leurs références mal maîtrisées), se sont empressés d’écrire que, au final, Poing perdu aurait pu être un disque de Programme. Musicalement, c’est sans doute vrai. En revanche, si Arnaud Michniak a décidé d’inscrire son nom plutôt qu’un pseudo sur la pochette, c’est bel et bien pour dire que c’est lui qui parle et plus cette image qu’il donnait de lui jusqu’à présent. Programme était un concept : c’était l’histoire d’un homme fictionnel, d’un homme qui a aucun moment ne réalise un compromis, peu importe que cela le conduise à l’isolement, la folie ou même au meurtre (Cf je sais ou je vais). Poing perdu est au contraire une confession sincère d’Arnaud Michniak. Je crois que jamais dans toute sa carrière Arnaud Michniak n’a été plus émouvant et plus sincère. Le toulousain revient, plus ou moins explicitement, sur sa carrière, sa démarche et constate son échec, son épuisement. « Je veux d’une parole qui soit un acte » …Depuis Diabologum, c’est bien cette définition de l’engagement qu’Arnaud Michniak a défendu. Si j’ai le temps, j’écrirai sérieusement sur ce disque comme j’ai pu le faire sur #3… En attendant, ce que je peux dire, c’est que ce qui se joue ici, ce n’est pas de la musique. J’ai pour principe de toujours dissocier l’artiste de son œuvre. Ici ça n’a pas de sens. Car aimer ce disque c’est aimer personnellement l’humain qui l’a réalisé. Arnaud Michniak est le seul penseur qui me parle.
Faire de la musique. Autrement dit… cultiver un réseau, surfer. Inviter des inconnus à écouter tes morceaux. Leur dire que les leurs sont vraiment “sympas”, qu’il doivent continuer. En écouter quelques uns, quand même. Distribuer les attestations de bon gout.Et même, rajouter de l’emphase. Faire des jolies photos mal cadrées avec ta tète qui regarde pas l’objectif. Etaler des émotions. Parler de toi avec des grands mots. Si possible reprendre les grands mots que d’autres ont eu pour parler de toi. Rationaliser. Noter. Compter ses amis. Les afficher. Faire de la musique. CQFD.
Oh la plutot, mes amis, faisons plutot dadoudi.