pumuckl
Blog de post avant garde qui casse les prix et parfois l’ambiance

Des hauts et des bas
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lou.jpgUn peu déçu de ne pas avoir pu profiter de façon détendue du
concert de Lou le 31 Mars, cette dernière jouant juste avant moi, je me suis
penché sur son CD au calme de mon appartement et de la file d’attente de la
bibliothèque du centre Pompidou (c’est dire si j’ai pu l’écouter
tranquillement)… Commençons par du factuel et de l’objectif. Des hauts et des

bas est le deuxième album de Lou. Les 9 chansons en français sont enregistrées
et produites par Dimitri Tikovoi, cerveau de Trash palace (si si le truc que
tout le monde a écouté parce qu’on y entendait Brian Molko et Jean-Louis
Murat…) et, pour l’occasion, orfèvre de l’électronique. Ces présentations
faites, poursuivons…

Il est bien difficile de synthétiser en quelques mots
l’univers de Lou… Voilà en tout cas une « dame » qui ne laisse pas
indifférent. Cachée derrière des lunettes noires contrastant avec sa blondeur,
Lou dégage une sorte de mysticisme, entretenu par sa discrétion, qui engage le
respect des plus sceptiques…il se dégage quelque chose mais on ne sait pas trop
quoi, on ne sait pas toujours par quelle porte rentrer, s’il faut sonner, taper
à la porte, s’essuyer les pieds ou dégueulasser le tapis… Un peu comme si on
rentrait dans une petite ferme délabrée et isolée en grosse pierre carrée avec
une porte dorée et des gros rideaux rouges (ouais rouges !)… Pour plaisanter
(j’espère que mon humour ne vexera pas l’intéressée !), je disais hier à
une charmante personne plutôt sceptique que Lou, c’était une sorte de Brigitte
Fontaine pas défoncée. Vous allez me dire, que reste t-il de Brigitte Fontaine
sans la défonce…je vous dirais, si vous me posez cette question sournoise,
qu’avec un effort d’abstraction et de formalisation idéal-typique, vous devriez
voir où je veux en venir ! Plus sérieusement, il y a chez Lou un mélange
particulier d’érotisme et d’ascétisme. Il est question d’amour, certes mais
d’ « amour vide »… Il est question d’un tango mais d’un tango
passé dont seul le souvenir est obsédant. Chacune des chansons de l’album est
un moment de suspension, d’attente…La narration n’a donc pas sa place (car la
narration suppose une chronologie, une horloge irréversible…tiens ça me fait
penser à un œil, ça…) .  Des hauts et des
bas
, comme l’indique le titre, est un disque spatial, dans lequel l’auditeur
cherche sa place, s’installe, se relève et se repositionne pour enfin
comprendre que le fauteuil bouge et change de forme sous ses fesses…le confort
est a peine effleuré qu’il faut
retrouver une nouvelle position… De façon tout à fait subjective, peut-être paresseuse,
je m’installe avec une délicatesse particulière dans corps et âme…
je suis prête pour
l’enfer/ brûlée vive dans ses flammes/ j’ai déjà souffert/
Dors bien/ je
m’enfuis/ que la vie prenne soin/ de toi/
je t’ai cherché en
enfer/tu n’y es pas/ on n’y croise que des regards/ qui brûlent déjà
…
Ce titre, dans son ambiance, sa composition, me procure la
même impression que I see a darkness
de bonnie prince Billie…C’est ça, oublions Brigitte Fontaine, pensons plutôt à
will Oldham au féminin mystérieux… Une claque qui s’écrase sans bruit sur le visage en le déformant comme un masque de pâte à modeler.
 

Compte rendu.
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logo_live_2.jpgHier, 31 mars, Pumuckl jouait donc avec Lou, Tchiki Boum et Watine à la bellevilloise dans le cadre d’une soirée organisée par l’association Bizart et programmée par l’équipe d’A decouvrir Absolument. Pour ceux qui étaient présents et qui s’interrogent, voici la setlist du concert:

1) confiance
2) Sommeil léger
3) "Sans titre" (pour l’instant, car on m’a soufflé une bonne idée de titre)
4) Une vie=une seconde
5) concerning lessons learned from the aliens (reprise de The prayer and the tears of arthur Digby Sellers), chanson qui figure sur la compilation ADA 8 sur laquelle figure également sommeil léger. C‘est ma chanson préférée sur les compilations ADA et puis et puis…

Pour ma part, je crois avoir fait le meilleur concert de Pumuckl. N’épiloguons pas, je remercie l’équipe organisatrice et technique (Clément). Je remercie également tous les musiciens qui partageaient l’affiche, pour leurs préstations, leur bonne humeur, leur place dans leurs voitures, leur matériel, leurs encouragements… Merci Gdo, sans chichi, hein, pas besoin, mon bonhomme. Merci à tous ceux qui se sont déplacés pour pumuckl. Bonjour à ceux qui ont bien aimé.

Pas de photo de ce concert, il est parfois bon de laisser mourir le présent…si vous en avez pris, n’hésitez cependant pas à les envoyer. A bientôt

Trois fois
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logo_live1.jpg6 Mars 2006. C’est la troisième fois que j’achète un album de Dominique A le jour de sa sortie…

Sans vraiment d’enthousiasme débordant, tout sera comme avant n’ayant jamais réussi a occuper ma platine de façon vraiment assidue… Avant même toute écoute, une chose est sure: ca valait le coup de quitter Labels, car ca fait bien longtemps (depuis Remué…) que le sieur A n’avait pas signé un album avec une jolie pochette ( le précédent remportant la palme de la pochette ascétique protestante pas belle…). N’y allons pas par plus d’un seul chemin, Maitre A prouve en 11 morceaux qu’il n’a pas perdu l’envie et qu’il reste seul au dessus du troupeau…L’Horizon est le disque qu’on espérait plus vraiment…Il se démarque de son prédecesseur par une cohérence et une homogénéité a tous les niveaux. Cohérence dans les textes qui, sans virer "concept", s’appuient tous sur des champs lexicaux communs et souvent présents dans les précedents disques: l’eau, le lieu…Cohérence dans les orchestrations construites autour des musiciens fidèles ( Olivier Mellano, Sacha Toorop) et de la formation "jazz" (appréciez le poids de guillemets) qui l’avait accompagné de facon magistrale pour la précédente tournée… Cohérence dans la production enfin, Dominique Brusson aux manettes a réussi, comme il l’avait fait sur Remué, à donner un pate à ce disque, un son identifiable et personnel…la cohérence ne suffit pas à faire un bon disque, Maitre A le sait bien… Il nous offre donc des compositions et des textes, comme a l’habitude, irréprochables…Notre faussaire qui, dans l’exploration de sa mémoire neuve, confiait aimer tout ceux qui voulait se faire aimer, a pris 10 ans dans la face: il est aujourd’hui notre pleureuse, le "plombeur de ses dames", le "consolateur" qui n’a pas tout perdu du "larbin" mais qui sait coller des torgniolles en passant ( car c’est avec un plaisir ostensible que notre pleureuse officie "dans l’arène gauloise, où le pathos agace, ceux qui craignent de voir, leur propre peine en face"…). Et puis, je ne sais pas comment vous dire que la rue des Marais est une chanson gigantesque…Il neige ce matin, la pierre embourgoisée, accueille sourcils froncées, la belle intruse blanche, qui me fait m’étaler, je pleure comme un dimanche, plus tard j’écrirai tout, quand je saurai viser, viser rue des Marais, la télé allumée, la vie qui démarrait … Des chansons biographiques, j’en ai entendu des tonnes…rarement avec une telle intensité. Dans ce jeu d’équilibriste délicat qui consiste a plonger dans le pathos sans heurter la vulgarité, Dominique A est bouleversant car il plonge profond sans jamais laisser entrevoir une seule seconde la possibilité de croiser la sorcière repoussante…Ce n’est, tout compte fait, pas une question d’équilibre, c’est une question de mot juste…

6 Mars 2006. C’est la troisième fois que j’achète un album de Mogwai le jour de sa sortie… Mr Beast est, pour une fois, lancé a gros renfort promotionnel. Promotion qui a le don de m’énerver car elle "Bourdieuse" assez vigoureusement: les articles de presse disent a peu près tous la même chose: ce disque est génial mais, bon, il ne risque pas de vendre beaucoup…Le comble du snobinard…Merci O grand journaliste, d’éduquer la plèbe de ta lumière esthétique…Ceci dit, les pti gars de mogwai n’y sont pas pour grand chose si les chroniqueurs de Libération aiment bien leur disque… Passons… Mogwai donc continue de surfer sur son image d’intransigeance et de groupe pionnier du post-rock pour récolter les dythirambes…et honnêtement, je ne comprends pas trop les chroniques que j’ai pu lire a propos de ce mogwai…On nous annonçait un renouvellement et Mr beast est un disque de Mogwai, identifiable, sans grande surprise… On nous annoncait un disque planant (Libération…) et Mr beast est sans aucun doute le disque le plus violent et le plus métal de mogwai… Bref, laissons Mogwai être un bon groupe, épargnons leur le statut de référence…
A noter, l’album est accompagné d’un DVD documentaire sur l’enregistrement du disque et, chose exceptionnelle, ces 40 minutes ne sont pas qu’un objet promo pour dire "mogwai, c’est génial"… Le film donne vraiment a comprendre le processus de création et la spécificité du travail de studio…Pour peu qu’on dispose d’un bagage technique, on percoit vraiment bien comment les morceaux de mogwai évoluent et se construisent…Tous les artisans de home studio devraient regarder ce DVD: c’est truffé de plans-débrouille, de petits détails techniques … Et puis, il faut dire que c’est assez épatant de voir un groupe dire dans le DVD qui accompagne un disque que le disque en question n’est pas leur meilleur…

Pause
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en podcast une vieillerie relative, pause, deuxième plage de subutex. Vous allez me demander pourquoi, je vous répondrais pourquoi pas. Morceau très court et uniquement instrumental.
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OVNI
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Deux disques pour ceux qui ne courent pas franchement après les buzz…

J’ai découvert le collectif canadien  broken social scene, il y a trois ou quatre ans avec Feel Good Lost, album de post rock élégant et académique… A l’époque, le label constellation (qui vient de refaire son site…) jouissait d’une aura de légitimité underground absolument tonitruante (souvent à juste titre d’ailleurs) sur laquelle BSS a surfé. Placé sous le patronage précieux de Ohad Benchitritt, guitariste et membre clé de Do make say think, BSS n’avait pas eu de mal a trouvé un public dévoué a sa cause. Depuis les choses ont changé…après une collaboration relativement ratée avec steve Albini, Godspeed a splitté, constellation, depuis la fin de chronowax, n’a même plus de distributeur en France et ses nouvelles sorties passent aussi inaperçues que les numéros de magic…c’est sans enthousiasme qu’on a vu débarquer un nouveau disque estampillé BSS. Je me suis tout de même procurer ce disque en prévision du concert des canadiens à l’astrolabe…
Réaction: Il y a une vie après le post-rock. Car BSS offre un album éponyme étonnant qui sans renoncer à ses acquis et en gardant les mêmes musiciens, rompt avec les athmosphères éthérées des albums précédents et revisite l’histoire la pop. Difficile de ne pas penser à my bloody Valentine à l’écoute du CD, notamment par le sous-mixage caractéristique des voix souvent fluettes, et au contraire la densité (genre, tu les as vu mes gros compresseurs…) des guitares pour autant jamais aggressives ni sursaturées. Tout au long de ces 14 morceaux, les BSS manient des conventions a priori difficilement conciliables, pop, post rock, blues et même vaguement soul, sans jamais tombé dans l’immédiateté (en passant, le morceau intitulé 7/4, a mon avis parmi les plus efficaces de l’album, tire son titre apparement de sa signature rythmique: faire danser en 7 temps, c’était pas facile…) . Pas évident et même parfois un peu rude, voila un disque passionnant. La prestation scènique d’hier à l’astrolabe était quant à elle épatante en se démarquant de l’album par un jeu plus péchu, plus testotéroné…

Encore plus barré: drum’s not dead, 3ème album de Liars. J’avais acheté leur premier album dont j’ai oublié le nom et qui ne m’avait pas vraiment enthousiasmé. En pleine hystérie néo-rock (on était tous hystériques à l’époque…), ce disque était bien calibré: esprit punk, guitares tendues, voix constamment filtrée…si j’étais méchant (et je le suis, ca tombe bien), j’aurais dit que c’était un fugazi du pauvre, qui a épaté les popeux parce qu’ils n’ont jamais entendu de bons groupes de hardcore ou parce que liars criait moins fort que les bons groupes de hardcore. c’est sans enthousiasme que j’ ai vu débarquer un nouveau disque estampillé Liars (oh qu’est ce qu’on se marre avec nos figures de style à deux balles…)
Réaction: il y a une vie après la hype. Drum’s not dead est un disque qui ferait crier toute la presse au génie si c’était radiohead qui l’avait fait (ce qui ne veut pas nécessairement dire que le disque est génial…) D’ailleurs la voix du chanteur est de façon stupéfiante identique à celle de thom Yorke… Alors je ne sais pas quoi vous dire pour vous convaincre de jeter une oreille sur ce CD. C’est ce que j’appelerai du post-punk (et je suis assez content d’utiliser le préfix "post" en sachant ce que je veux dire précisément, avec évidence, ca change): il y a tous les éléments punk mais ca ne ressemble pas à du punk…complètement psychédélique, l’énergie contenue, les guitares dissonantes à volonté, les voix incantatoires et répétitives, … voila un disque qu’on aurait sans doute pu entendre dans les années 70 ou alors voir signer chez constellation sans que ca choque personne. Comme BSS, et plus encore, drum’s nor dead ne se laisse appréhender gentiment… ce CD me laisse dans la même expectative que Kid A à sa sortie…une bonne raison de lui laisser le temps de faire son travail…

update du post: chronique assez fidèle de l’album de liars dans popnews ici

Pour finir, allez télécharger la compilation ADA volume 9 ici.

les hasards du net…
posté dans : pumuckl écoute

Moi qui suis le premier à succomber au scepticisme à l’égard des discours sur "la magie internet", genre "plus rien de nous sépare, c’est génial", me voila pris à défaut. En effet, figurez-vous, mes bons amis, que j’ai un auditeur japonais (que je salue), habitant de kyoto, la ville du protocole PQ et de la chanson(;o), auditeur japonais donc qui m’a écrit pour acquérir les CD de pumuckl. Voila, qui méritait d’être signalé…
vinaya.jpgDe plus, par un hasard mailique dont la substance n’ a pas d’importance, je suis rentré en contact avec un jeune homme, artisan parisien de l’autoproduction, qui m’a gentiment envoyé son CD. Ce garçon s’appelle Vinaya, le disque qu’il m’a envoyé s’appelle "les valses" . Il vient de sortir un nouveau disque intitulé "les marges"… Si je prends le temps de vous en parler, c’est que le disque que j’ai reçu est absolument formidable. Pour synthétiser, Vinaya propose des chansons en français ainsi que des instrumentaux . Coté musique, l’atmosphère du disque est résolument accoustique et paisible, mélant harmonium (enfin je crois…), piano, guitare , quelques percussions chromatiques (xylo et compagnie), tout cela relevé par un soupcon discret de rythmiques électroniques, d’ambiances synthétiques et de voix parlées d’ambiance (extraits de film sans doute…) . Les harmonies et les arrangements m’ont assez spontanément évoqué le dernier the Album Leaf (ce qui, sous ma plume, est un compliment…). Surtout, l’ensemble demeure extrêmement dépouillé sans jamais lasser…Pour tout dire, moi qui suis adepte des morceaux à plus de 60 pistes, la simplicité d’apparence de ce disque me laisse réellement admiratif. Les textes, lorsqu’il y en a, sont en parfaite adéquation avec l’orchestration: sobres, mesurés, pudiques… le rapport à la narration est distant et évoque, par exemple, les tout débuts du label lithium et, ne nous privons pas , la fossette de qui vous savez… Bref, poursuivre plus loin dans la dythirambe n’apporterait pas grand chose à mon propos. Une nouvelle preuve que l’autoproduction est réellement passionante…
Retrouver des morceaux de vinaya sur le compilation ADA volume 7 (tiens donc…), sur la page mp3 de popnews et, bien sur, sur la page consacrée de son site (écoutez donc le jour se lève…).

Buprénorphine.
posté dans : écoutez pumuckl

Buprénorphine. Sous ce titre barbare se cache un nouveau morceau de Pumuckl podcasté dans ce post. Les fans trouveront facilement l’origine du titre et concéderons à son écoute qu’il s’agit presque d’un aveu…une rechute, j’ai envie de dire.
Le mixage a été fait assez rapidement, les remarques techniques des oreilles affutées sont les bienvenues.
Pour la petite histoire et pour satisfaire les éxégètes de l’oeuvre pumucklienne, ô combien nombreux comme chacun sait, buprénorphine était initialement destiné à sommeil léger et avait des paroles…C’est même le premier titre que j’ai enregistré en commencant sommeil léger entre le 7 et le 14 juillet dernier. Je me suis bloqué sur ce titre, je l’ai tourné dans tous les sens sans arriver à en tirer quoique ce soit de cohérent. En réécoutant les pistes ce Week end, je me suis dit que c’était bien dommage de le laisser dans les tiroirs. Voici donc un morceau raccourci, purgé (avec plaisir) du texte, avec des belles guitares toutes fraiches de ce dimanche 5 février, qui sentent la lavande. Je tiens à remercier Dame nature pour les cordes vocales qu’elle m’a gentiment données. Car oui, je me la pète éhontément, je revendique médiocrement, mais les voix , c’est bibi qui les a chanté tout seul comme un grand, sans retouche de justesse et de hauteur…
Old School pumuckl is still alive…

La version podcastée ici est une démo. la version figurant sur carbone est remixée

787 écoutes
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Héroique
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Mon héros périssable du jour a 76 ans et s’illustre dans les couloirs du centre pompidou et du tribunal de grande instance de Paris comme indiqué ici. Vous apprécierez comme il se doit l’argumentation dudit héros en fin d’article.
Une illustration de la devise pumucklienne, inspirée de ma pensée partagée avec le penseur nino:
L’art n’est pas la philosophie de ceux qui ne savent pas en faire.

PS: une loi d’amnistie sur toutes les conneries que je raconterai cette semaine est en cours d’examen au parlement de mon bon sens. C’est pas une raison pour en dire plus que moi. En vous remerciant.

syndrome jouvencelle gore
posté dans : pumuckl écoute

When I was a little boy I used to wonder
Just how old you’d have to
be to feel good…

Cela doit faire facilement 5 ans que cela ne m’était pas arrivé
d’acheter un disque après avoir entendu une chanson à la radio. Fatigué de France
Info, j’opte désormais pour le réveil Oui FM… Entre les horribles mickey
machin truc, les jours verts qui plagient le merveilleux mur d’oasis ou le
single désarmant de nullité de system of a down (qui pourtant m’amusent bien d’habitude…),
vient à résonner chaque matin une chanson qui fait mouche mais dont bien sur,
les rigolos d’animateurs ne disent jamais le titre…
Cette chanson, après
recherche sur internet, s’appelle Got none et est chanté par un pti gars norvégien qui
répond au nom sobre de Robert Post. Post, c’est le nom, mais pas la musique qui,
elle, est farouchement « in », pop(ouillarde)…   Alors,
les enfants, si vous voulez être tendance sur le long terme, surtout n’achetez
pas ce disque ! Je mets mon zizi à couper (oui parce que, les mains, on joue
de la guitare avec) que ce bonhomme aura un succès à la muse, à la placebo,
voire plus… C’est le beau gosse que votre distinction légitime de mélomane
pumucklophile aimera détester dans six mois tellement il fera chialer les ados…et
ce sera bien mérité. La pochette est assez révélatrice…une grande prairie qui
nous évoquera par exemple la pochette de l’album de girls in hawai, qui nous
évoque une pop bien sucrée…une prairie certes mais un peu rayée, comme celle d’un
stade… et surtout une prairie avec un orque collé artificiellement par dessus,
une sorte de sticker « sauvez willy » qui vient juxtaposer au génie
mélodique de Robert une touche maintream qui rappelle que pop vient de
populaire. Alors, voilà, dans 6 mois, j’aurais honte d’avoir écrit ce petit
truc. En attendant, Got none est une merveille. Massive hit single, nous
annonce la pochette de l’édition anglaise.

Pour continuer à dérouter mes fans
éparpillés, sachez que Tool vient de sortir deux DVD, (vendus sans réduction à 10
euros, si c’est pas beau) qui contiennent entre autre deux longues vidéo de parabola et schism,
titres extraits du fantastique album lateralus, sorti en mai 2001… Réalisées par
Adam Jones, membre du groupe, il s’agit d’ animations en pâte à modeler,
aussi belles techniquement que les films d’animation de Tim Burton,qui nous
plongent dans les cauchemars assez morbide, il faut le dire, de son créateur. Quand
on mèle la musique du groupe de métal le plus savant et pointu en activité à
une création visuelle tout aussi exigeante, on obtient un résultat stupéfiant. Nouvel
album cette année.  

Chronique Benzine
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Aimable chronique (c’est le moins que je puisse dire…) de sommeil léger dans Benzine à consulter ici. Merci donc a Christophe et à l’équipe de benzine.

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