Chronique Benzine
posté dans : news
Aimable chronique (c’est le moins que je puisse dire…) de sommeil léger dans Benzine à consulter ici. Merci donc a Christophe et à l’équipe de benzine.
Aimable chronique (c’est le moins que je puisse dire…) de sommeil léger dans Benzine à consulter ici. Merci donc a Christophe et à l’équipe de benzine.
Vous n’avez jamais pensé faire le cou(p) du lapin à une girafe?



1) Sigur ros/
Takk :
Loin devant. Un disque, comme le précédent, que la critique parisienne a encore une fois sous-estimé. Le seul disque qui supporte d’être écouté une fois par jour depuis le 12 septembre, un des seuls disques qui musicalement et techniquement m’épate à toutes les écoutes, un des seuls disques qui laisse l’impression d’imposer de nouvelles conventions. Confrontation du post-rock caverneux, de la pop légère, de l’electro, du contemporain répétitif dans un tout d’une cohérence indéniable. Une ambition unique.
2) Sufjan
stevens / Illinois:
Bon ben voila un petit gars qui coiffe tout le monde sur le terrain de la hype critique… Subrepticement et sans le renfort des gros médias, l’ami stevens a imposé illinois comme " the buzz". A contrario de sigur ros, lui, il m’épate dans sa façon de manier le fil a couper le beurre (comprenez de jouer avec les conventions pop séculaire sans sonner copiste) et a scuplter des petites fées dans la pate jaune. La Classe.
3) Paul Mc Cartney/
chaos and creation in the backyards:
Rien à ajouter. Monsieur Pop te ponds 13 perles pop.
4)Matt
Elliott/ Drinking songs:
Un disque étonnant d’austérité, de simplicité, de recueillement. Je le répète, si sommeil léger doit a un disque, c’est à celui la.
5)Arcade
Fire/ funeral:
Buzzzzzzzzzzz. Tout a déjà été dit sur Arcade Fire. Mon premier disque acheté en 2005…je dis ca juste pour me la péter.
6)Poney club/
gusty winds exist:
Du Post rock certes, mais du post rock qui tabasse et d’une, qui s’affranchit des formes du genre et de deux. Poney club n’est pas un tortoise du pauvre!!!
7)Nonstop/
roadmovie en béquilles:
Pour rire en famille…Je croyais qu’en distribuant ma photo à des tueurs a gage, ca me donnerait le gout des voyages. En voila une bonne idée.
8)Murcof/
remembranza:
Mon disque peine à jouir de l’année. Electronique, piano et quatuor a cordes pour un groupe Mexicain qui rappelle à Luis Mariano qu’il ne devrait pas s’époumonner comme ca, c’est pollué mexico, il va finir avec un cancer des poumons.
9)Idaho/ The lone gunman:
joker
10)Sebastien
Schuller/ Happiness:
Bon ben, joker encore… Un premier album qui synthétise a peu près tout ce que j’aime. Un disque qui sait faire une place aux instrumentaux pour éviter d’être bavard, c’est appréciable.
11)Depeche
Mode/ playing the angel
Parce qu’on se refait pas…
12)Nine Inch nails/ With teeth:
Et pour finir, un disque qui m’a horripilé par moment mais qui sait faire mumuse avec tous les trucs un peu efficace que le rock US peut nous pondre et qui sait parfois s’aventurer sur des terrains inattendus. On oubliera l’autoplagiat de certains titres pour savourerle premier morceau et la fin du disque.
La deuxième demi heure, qui comprend les deux morceaux live est dans le post d’en dessous…
Chronique de sommeil léger dans le fidèle webzine magicbox ici.
Le morceau Remords extrait de sommeil léger figure sur la playlist de novembre 2005 de l’association de gens normal. Inutile de chercher remords sur ce site, pour l’écouter il faut rendre visite à cette jolie asso. A noter la présence dans cette même playlist du titre Undergo, extrait des short stories vol.1 du camarade David Fakenahm. Et puis 16 autres titres de Vérone, Neko, Sweek, etc…
Messieurs Gore, Gahan et Fletcher ont la côte, lhumanité et
même la presse (qui est une partie de lhumanité, la bougresse) célèbre avec gratitude le sacre du groupe définitif
des années 1980. Le groupe qui en enregistrant Violator en 1990 a fait le disque
derrière lequel tout le monde (y compris eux mêmes) courait depuis 10 ans et
qui, par la même occasion, a clos la décennie des adolescences infinies (les
eighties, pour ceux quauraient pas compris
).

Playing the
angel, nouvel album.
On lattendait cest sur, mais de la dire à dire quon en
attendait quelque chose, cest moins sur
En fait, il ny a pas grand chose à
en dire, en tout cas pas plus que ce qui en est dit dans tous les magazines. Du
bon DM, mais pas du grand DM. La joie de retrouver le son électro des tout
débuts. Ladmiration face à un tel travail dorfèvrerie électronique dans la
production. La surprise de constater que
David Gahan sait écrire des chansons et peut-être parmi les meilleures du disque
(nothings impossible). Le plaisir découter des nouvelle perles de Martin Gore
(Precious). Lindulgence face à quelques morceaux (très) en dessous (damaged
people). Au final, ce quon retiendra, cest léternelle adolescence qui nen
finit pas de se finir depuis 20 ans
Things get damaged, things get broken, I
thought wed manage, but words left unspoken, left us so brittle, there were so
little left to give
A lécoute de ces paroles (precious), on croirait réentendre black
celebration, ce moment où les anges comprennent quils vont déchoir et devenir
des adultes. Un retour en arrière ? Pas vraiment, Les anges nostalgiques
savent aujourdhui quils nen ont jamais été, ils jouent…
Playing the angels.
La célébration continue avec la sortie du nouvel album de
Sylvain Chauveau, down to the bone, dont le sous titre, an accoustic tribute to
depeche mode, précise le contenu. SC réunit ici lensemble nocturne (quatuor a
cordes, clarinette, piano
) avec lequel il avait enregistré nocturnes
impalpables et des plumes dans la tête, pour présenter des reprises douces et
dépouillées de titres de DM. On pourrait croire quétant à la fois amateur des
uvres solitaires de Sylvain Chauveau et fan dogmatico-frénétique de depeche
mode, jaccueillerais conquis et bienveillant cette uvre
Cest sous-estimer ma
dogmatico-frénésie ! Connaissant par cur tous les titres et leurs 400
remixes et étant attaché à lintégrité des saintes prophéties de Martin Gore (trop respectueux, je suis…),
cest avec la suspicion du père découvrant son gendre que jai écouté la
production du soupirant. Et ce dautant plus que SC ne satèle pas aux titres
les plus obscurs des anglais : presque uniquement des titres sorties en
single ou en maxi, y compris never let me down again et enjoy the silence. Je
noublie cependant pas la mansuétude et la modestie obligatoire que doit
afficher celui qui risque le retour de bâton
(sous entendu, les reprises de DM, ca
ne vous aura pas échapper, jai donné
enfin peu importe comme on dit en
français ;o). Venons en à la musique. Voilà un disque globalement bien
mené, pas franchement surprenant (mais ça nétait certainement pas le but)
Plus
(ou moins
) quune réorchestration, voilà une interprétation. Alors
lignoble chipoteur que je suis aura parfois été frustré
Notamment (désolé pour
les non initiés) dans Home, mon titre préféré sur Ultra, jaurais bien aimé
retrouvé ce passage de suspension génial lorsque Martin Gore dévoile la
puissance de son organe vocale sous-usité : on my first breath
Sans doute
limité par sa voix, SC choisit la retenue, peut être trop présente dans
lensemble de ce disque. Je pourrais en rajouter, dire quenjoy the silence est
décidément une chanson sur laquelle il est difficile de ne pas se casser les
dents, ce serait injuste
Car en piochant de façon très équilibrée dans 7
albums (chansons de1984 à 2001), Sylvain Chauveau nous livre une lecture
réussie de luvre de DM et montre une nouvelle fois que les chansons de Martin
Gore nont pas besoin de fioritures pour sonner dans leur pureté. Une uvre de foi peut- être, de
dévotion sans doute.
Mention spéciale à la reprise de never let me down again, à télécharger sur le site de Sylvain Chauveau.
Voila, l’interview A Découvrir Absolument est en ligne ici.